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7 Juil 2018 | Profession
 

À Strasbourg, ce jeudi 5 juillet, deuxième étape de la semaine pour les « Journées de la Transformation #buralistes 2021 » (voir Lmdt du 5 juillet) : Philippe Coy y a appelé ses confrères à « repenser leur métier et l’évolution structurelle de leurs points de vente » afin d’en faire « les drugstores des Français » à l’horizon 2020, date à laquelle le paquet de 20 cigarettes coûtera 10 euros, résume le quotidien régional L’Alsace

« Cette diversification, nous l’avons déjà partiellement anticipée en Alsace, en raison du poids de la concurrence frontalière », note Thierry Lefebvre, président de la Chambre syndicale des buralistes du Haut-Rhin et de la fédération Alsace Moselle.

•• Si 1 000 clients fréquentaient quotidiennement sa boutique colmarienne pour du tabac, il y a 15 ans encore, ils ne sont plus que 300 à le faire désormais. Parallèlement, comme beaucoup d’autres professionnels, il a vu la part de son chiffre d’affaires liée au triptyque « tabac, presse, jeux » tomber aux environs de 50 %, contre 70 à 80 % auparavant.

Action, réaction. Thierry Lefebvre a organisé un coin épicerie dans son établissement et mise désormais beaucoup sur les produits de vapotage « quasi inexistants en Allemagne ».

D’après le quotidien, d’autres professionnels de la région ont déjà opté, par exemple, pour des dispositifs de photomaton, de photocopie et même de cordonnerie comme à Neuf-Brisach.

•• « Quand le bureau de poste, situé à 50 mètres de chez moi, a fermé le 31 décembre dernier, on m’a proposé d’ouvrir un relais postal dans mon tabac », raconte pour sa part Hervé Regnault, un buraliste du centre de Strasbourg. « Cela a été dur le premier mois, mais depuis lors, tout le monde s’en félicite ! Cela rend service aux habitants du quartier et cela m’a permis de gagner en notoriété. Les gens viennent maintenant chez moi pour envoyer un courrier … et en profitent du coup pour acheter un journal ou des cigarettes ! »

•• Pour faciliter la transition des buralistes vers un commerce « moins dépendant du tabac », le ministère de l’Action et des Comptes publics va débloquer « une aide ayant pour mission d’accompagner, au cas par cas, les buralistes dans leurs projets de transformation » (voir Lmdt du 1er juillet) rappelle Philippe Coy.