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3 Sep 2020 | E-cigarette
 

Il est coutumier, dans certains milieux de la vape, de souligner à l’envie la « crise profonde » des buralistes et leur « équilibre fragile ». C’est un point de vue.

On pourrait aussi se poser la question à propos des difficultés de certaines boutiques ne reposant pas, contrairement aux buralistes, sur un modèle solide dans le temps, déjà diversifié entre plusieurs activités bien identifiées, avec un flux de clientèle régulier et doté d’un projet de transformation.

Dans son édition du 3 septembre, Le Monde nous relate la situation de deux associés ayant investi dans des boutiques de vapotage et ayant recours à un PGE. Extraits :

•• « Des deux magasins de cigarettes électroniques qu’ils dirigent, ils en ont fermé un pendant le confinement, trois salariés passant au chômage partiel. « En deux mois, on a perdu 65 % de chiffre d’affaires. Depuis la réouverture, les clients ne sont pas totalement revenus. Ceux en télétravail ne passent plus », constate un des deux associés.

« Mais avec le PGE, on a eu les 80 000 euros sur notre compte en moins d’une semaine ! », s’enthousiasme-t-il. L’argent leur permet de payer les salaires en retard, la moitié des loyers, une partie des fournisseurs, les reports de cotisation.

•• Et d’investir dans la rénovation d’une des boutiques, rebaptisée Aux herbes folles : « Pour s’en sortir, on a décidé de se diversifier », explique-t-il au milieu des pots de peinture, « on se lance dans la vente de plantes en infusion et de fleurs de CBD ». « L’histoire paraît super jolie comme ça. Mais on est surtout en train de s’endetter de manière très forte sur cinq ans ! C’est une bulle d’air très ponctuelle », tempère le jeune entrepreneur qui s’inquiète : « on ne connaît même pas les taux d’intérêt du PGE pour la deuxième année, comment faire des projections ? Ça ne nous sécurise pas du tout ! »