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9 Déc 2019 | Profession
 

Depuis 2012, en plus de la presse, de la vapote et de la petite épicerie, Jean-François Pernot, buraliste à Noidans-lès-Vesoul (et président de la chambre syndicale de Haute-Saône), a élargi son activité aux colis.

Il traite aujourd’hui avec quatre opérateurs : Mondial Relay, La Poste, GLS et Colis privé. Depuis deux ans, il a vu l’activité décoller.

•• « Ça a beaucoup augmenté avec Vinted » précise-t-il dans un reportage de L’Est Républicain (édition 6 décembre). Vinted ? Il s’agit de ce site d’achat et de vente de vêtements d’occasion consulté par 2,8 millions de Français quotidiennement. Sur les 40 % ayant acheté un vêtement d’occasion en 2019, la moitié est passée par Vinted.

Ajoutez à cela l’effet Black Friday et le nombre de paquets s’envole. « En ce moment, on peut recevoir plus de 400 colis par jour et en faire partir 200 » indique Jean-François Pernot.

•• Conséquence directe : son équipe a été renforcée par une quatrième personne, il y a deux ans et demi. Et l’activité est rentable. Le buraliste déclare toucher entre 30 centimes et un peu plus de 2 euros pour chaque colis reçu et envoyé, selon sa taille et son poids.

« Cela permet de compenser la baisse des ventes de tabac, même si le tabac reste notre ADN » ajoute-t-il. « J’ai pu me le permettre car j’ai de la place et assez de personnel, mais pour un petit bureau de tabac qui n’a qu’une personne, c’est difficile ».

•• Le commerce profite aussi d’un bon emplacement : en face d’un concessionnaire automobile, à côté d’une banque et d’une boulangerie, avec un parking : « pour les gens qui récupèrent des colis très lourds, c’est pratique ».