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12 Août 2019 | Profession
 

Mondial Relay, Chronopost, Relais colis, Relais Kiala, Chrono relais, DPD, Colissimo, Pickup… les sociétés spécialisées prolifèrent, et on compte plus d’une vingtaine de points de retrait à Saint-Dizier (Haute-Marne).

À l’autre bout de la chaîne, on trouve des commerçants qui souhaitent se diversifier. Dans un contexte de crise du petit commerce local et de concurrence féroce des sites de vente en ligne, on pourrait trouver la situation paradoxale. Ou y voir une revanche … Enquête du Journal de la Haute-Marne (le 7 août).

•• C’est le cas de Maryse et Sherri-Lynn. Mère et fille sont derrière le comptoir du bar-tabac « Le Réseau » (lesquelles ont reçu dernièrement Philippe Coy lors d’une journée de la Transformation / voir Lmdt du 22 juin).

« On est un des derniers bistrots de Saint-Dizier » précise Maryse, qui a tenu la boutique pendant plus de 30 ans avant de passer la main à sa fille en 2017. « Les gens ne se parlent plus. C’est à cause d’internet tout ça ! ».

•• Il y a quatre ans, l’ex-patronne décide de devenir un point de retrait. Les colis Chronopost, Colissimo et DPD affluent tous les jours sur ses grandes étagères métalliques. « Aujourd’hui, on en a eu 37  ! » compte Sherri-Lynn. « On résiste comme on peut. Il faut se diversifier. Aujourd’hui, le café-tabac ne suffit plus. »

« On fait déjà la Française des Jeux, les timbres fiscaux, les timbres-poste et même la banque ! » reprend sa mère, « ce sont toutes ces petites choses, toutes ces commissions, qui nous permettent de survivre ».

Et le fait d’être devenu point de retrait a amené de nouveaux clients dans l’établissement : « certains s’arrêtent boire un diabolo, ou achètent un jeu à gratter ! ».