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12 Déc 2020 | Observatoire
 

Dopées par le confinement, les ventes en ligne d’objets de seconde main entre particuliers ne se sont jamais aussi bien portées. Et Cdiscount compte bien prendre une part de ce marché estimé à 7 milliards d’euros.

•• Ce 9 décembre, l’e-commerçant français a lancé sa plate-forme Cdiscount Occasion. « Toutes les catégories de produits seront représentées : high-tech, jeux vidéo, jouets, mode, bricolage, livres, décoration … » détaille, dans Le Parisien / Aujourd’hui en France, son PDG, Emmanuel Grenier.

« Tout, sauf les gros produits tels que les meubles. Nous travaillons en collaboration avec la start-up Place2Swap pour permettre à nos dix millions de clients de vendre les objets dont ils ne se servent plus d’un côté, et de l’autre de les acheter. Le commerce se fait de façon fluide et sécurisée grâce à un porte-monnaie virtuel et la livraison en points relais. »

•• Dans la pratique, le modèle s’est beaucoup inspiré de celui de Vinted, l’appli success story de la mode. Les frais, à la charge de l’acheteur, sont les mêmes : 0,70 euro par article, auxquels s’ajoute une commission de 5 % du prix. Les dépôts et les livraisons se font dans l’un des 9 000 points de retrait Mondial Relay.

Depuis trois ans, les produits reconditionnés enregistrent d’ailleurs une croissance à deux chiffres sur Cdiscount. « La dernière étape est de permettre aux particuliers de vider leur grenier », fait valoir le PDG.

•• Le secteur est déjà occupé de longue date par des géants : les pure-players Vinted (2004) ou Leboncoin (2006), les places de marché Rakuten (2000) ou Ebay (1995), les enseignes historiques physiques Cash Converters (1994), Easy Cash (2001) ou Kiloshop (2012).

Et c’est sans compter la puissance de la Marketplace de Facebook qui a séduit, en deux ans, 35 millions d’utilisateurs. Ou de la grande distribution physique, qui se met à multiplier les partenariats et les corners dédiés aux produits d’occasion. De grandes enseignes telles qu’Ikea, Boulanger, Decathlon, Oxybul, Petit Bateau, Cyrillus ou les Galeries Lafayette ont également lancé des expérimentations, aussi bien pour profiter du phénomène que pour conserver leur clientèle.

•• « Une des clés de la réussite, c’est le trafic et nous avons 22 millions de visiteurs uniques tous les mois, 10 millions de clients sur les douze derniers mois », rappelle le PDG de Cdiscount, « notre potentiel de vendeurs et d’acheteurs est très important. » Et le marché est en pleine croissance. Selon une étude réalisée pour la société de paiements Obvy dévoilée ce 8 décembre, 85,9 % des Français achètent des produits d’occasion.

Près d’un Français sur deux (48,7 %) compte même en acheter pour les offrir à Noël. Les motivations sont environnementales mais surtout financières. En ces périodes de pouvoir d’achat contraint, 72,9 % des Français font le choix de l’occasion « car c’est moins cher ».