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26 Août 2020 | Profession
 

Le confinement avait boosté la vente par correspondance. La tendance ne retombe pas et les points relais font face à un raz-de-marée de colis.

Exemple :  à Angoulême dans un reportage de La Charente Libre.

•• Les paquets s’entassent sur une étagère haute comme le mur … Une marée de paquets en papier kraft, triés par ordre alphabétique, s’étale dans l’arrière-boutique d’une buraliste qui peut recevoir jusqu’à 200 colis par jour : « des fois, on est obligés de refuser des colis car on n’a pas la place », illustre-t-elle.

Elle a même embauché une salariée pour s’occuper des colis et du relais postal. Les plis que les clients déposent pour expédition, « ça représente presque autant de volume que les réceptions. »

•• Une collègue, qui tourne autour de 60 colis quotidiens, constate aussi une hausse des arrivages : « juste après le déconfinement, on recevait les mêmes quantités qu’à Noël ».

•• Outre l’afflux de commandes, les points relais doivent composer avec les couacs techniques. « Souvent les clients ne reçoivent pas leur code de retrait », peste une consœur. Résultat : les paquets traînent. Sous le linéaire tabac, des enveloppes attendent désespérément leurs destinataires.

Il faut aussi gérer des défections dans le réseau de points relais. Si un commerce se retire du jeu, ses confrères sont fortement encouragés par les distributeurs à se substituer.

En plus, il arrive que les commerçants récupèrent de drôles d’objets. Un pot d’échappement chez l’un. Un frigo et même un canapé chez l’autre. Coups de fil incessants, réclamations sur l’état du matériel reçu … « Une grande partie des clients reçoivent des habits, certains les essayaient dans un coin du magasin », s’exaspère une autre buraliste.

•• Alain Lagarde – président des buralistes de Charente et administrateur de la Confédération – en est convaincu :  « on se doit d’avoir le service de relais colis ». Normal pour « le premier réseau de commerces de proximité ».

Message reçu par une autre buraliste d’Angoulême : « on est le seul commerce du quartier, on est ouvert le dimanche et notre clientèle est âgée (…) Ça attire des clients et permet des achats ponctuels ». Le modèle économique reposant bien sur le flux.