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10 Nov 2020 | Observatoire
 

Les temps difficiles voient naître des alliances inattendues. Du moins sur le plan de la communication. 

Intermarché, Carrefour, Cdiscount, Rakuten ou Amazon incitent les petits commerçants à digitaliser avec eux leurs activités. La grande distribution tend aujourd’hui les bras aux petits commerçants fermés, explique Le Figaro.

•• Le distributeur indépendant Intermarché met son site internet à disposition des librairies fermées, qui peuvent y faire référencer leurs produits. Une fois leurs livres vendus sur l’un des « drives solidaires » du distributeur, le retrait de la commande se fait en magasin, à la librairie.

Intermarché compte prochainement élargir son offre à d’autres types de produits.

•• Carrefour a annoncé vendredi dernier une démarche similaire. Le distributeur a lancé en juin une « marketplace », ouverte aux commerçants et artisans qui vendent des produits alimentaires. La moitié de ceux qui l’ont rejointe sont des TPE ou des PME. Dans le cadre de ce deuxième confinement, Carrefour offre l’abonnement à sa marketplace jusqu’à la fin de l’année 2020.

« Cette offre permettra à ces nouveaux commerçants d’accéder gratuitement à une très large clientèle sans avoir à dépenser pour cela un euro de marketing, et sans avoir besoin de développer dans l’urgence leur propre site internet », explique Carrefour. Le distributeur vise pour l’instant les commerçants qui vendent des produits alimentaires, d’hygiène et de beauté ou ont une offre d’animalerie ou de puériculture.

•• Outre les offres de la grande distribution, fleurissent celles des places de marché dont c’est le principal métier.

Cdiscount, Rakuten, eBay ou Amazon multiplient les initiatives pour attirer les commerçants physiques qui peinent en ce moment à écouler leurs stocks. Toutes ces plateformes proposent des offres spéciales, prévoyant une remise sur leur abonnement annuel, voire sa gratuité, ainsi qu’une baisse de leurs commissions. Chacune de ses plateformes a aussi musclé son dispositif d’assistance et de formation des commerçants. Chez Rakuten, une centaine de salariés s’est mobilisée la semaine dernière pour former ses nouvelles recrues.

« Le travail que les marketplace sont en train de faire est de nature à changer la donne et à permettre aux commerces physiques de gagner des parts de marché en ligne », remarque Édouard Nattée, président de Foxintelligence. Deux cents nouveaux commerçants ont ainsi rejoint Rakuten lors du premier confinement.

•• Le Gouvernement veut aider les commerces à faire le tri dans cette offre pléthorique. Il est en train de labéliser les acteurs qui proposent des commissions réduites. Tous seront référencés sur un site dédié.

Bruno Le Maire a précisé dans Le Journal du Dimanche qu’une aide à la digitalisation de 500 euros sera versée à 120 000 commerces. « Nous aiderons aussi financièrement les communes qui souhaitent développer une plateforme locale d’e-commerce », a-t-il complété.

Un grand nombre de ces plateformes ont prospéré pendant le premier confinement. Au total, pas moins de 100 millions d’euros sont sur la table pour que la moitié des commerces français vendent en ligne en 2021. Ils ne sont qu’un tiers aujourd’hui.