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16 Nov 2020 | Profession
 

À la sortie du premier confinement déjà, des escroqueries sur internet fleurissaient partout en France …

Sous multiples prétextes, des malfaiteurs envoyaient des chèques (volés ou en bois) à des gens vulnérables en prétextant un trop versé et ils demandaient à être remboursés pour une partie par PCS (Prepaid cash service / voir aussi 12 septembre 2018 et 26 août 2017). 

Cette fois, rebelote en plein deuxième confinement.

Plusieurs Rochefortais ont été encore victimes d’arnaques (des seniors, personnes isolées souffrant de l’isolement lié à la crise sanitaire) ces derniers jours, avertit Sud-Ouest.

•• Outre des conseils à destination du grand public, le commissariat de police de Rochefort a visité les 22 buralistes de Rochefort et Tonnay-Charente. « Nous les avons sensibilisés à ce problème, en leur demandant de rappeler aux personnes vulnérables qui viennent payer par PCS les principes de précaution et le risque accru de chantage », résume le commissaire Saudreau.

•• Exemples:

Début novembre, un escroc, muni d’un kit complet pour créer un personnage avec messages, vidéo et conversations, est entré en contact avec un septuagénaire rochefortais. La confiance s’installant, l’arnaqueur a demandé au pauvre homme de poser nu devant la caméra.

Un deuxième larron a prétendument surgi dans la conversation, se réclamant d’Interpol. Il a menacé de diffuser les photos si l’homme ne s’affranchissait pas d’une belle somme. Et ce dernier, invité là encore à payer par PCS chez les trois buralistes de la ville, s’est fait dépouiller de 6 300 euros, payés en neuf fois.

En octobre, une femme de 55 ans s’est liée d’amitié avec un homme inconnu sur internet. Habitant selon ses dires en Belgique, il venait soi-disant de divorcer et demandait à sa victime de bien vouloir encaisser un chèque que lui-même ne pouvait toucher, « à cause de sa femme ».

La Rochefortaise s’est exécutée, en se rendant toujours dans un bureau de tabac pour payer en PCS. Lorsqu’elle a voulu empocher le chèque, il était en bois. Mais elle y a laissé des plumes à hauteur de 7 000 euros.

Sans compter la vieille dame venue payer un véhicule en PCS ou encore celle qui s’acquittait de son assurance …