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18 Nov 2020 | Profession
 

Circonstance sanitaire oblige, reprise de la revue de presse des témoignages de buralistes à travers les régions (voir 15 et 14 novembre).

•• « Dans notre secteur, c’est très difficile d’attirer une nouvelle clientèle. Avec ce deuxième confinement, la situation est pire. Les gens partent le matin, reviennent le soir et font leurs achats dans la journée. Il ne reste plus que les habitués, majoritairement constitués de personnes âgées ou de retraités », précise le patron d’un bar-tabac-presse à Val-d’Anast (3 980 habitants, 40 kilomètres de Rennes).

Il a décidé de diminuer considérablement son rayon presse, ne gardant que les quotidiens, la presse locale, et celle destinée aux enfants.

Il a surtout réorganisé totalement son établissement en proposant « maintenant, à notre clientèle, des rayons carterie, papeterie et vaporette ainsi que des parfums écolo, des montres et des bagues. Nous avons aussi des stylos de fabrication artisanale et locale, des portes feuilles, une cave avec des coffrets bières et vins, des bougies et savons bio… ».

La solidarité est aussi bien présente : « la fleuriste dépose des fleurs que nous lui vendons, nous aidons les commerces à avoir plus de visibilité; nous avons également le soutien de la mairie qui nous aide à communiquer. Tous les commerçants fermés qui veulent déposer leurs produits sont les bienvenus. Nous sommes des acteurs importants de la commune, nous apportons un semblant de vie, les gens doivent jouer le jeu et nous faire vivre s’ils ne veulent pas voir leur environnement en perdition. Soit on en fait une ville-dortoir, soit on y vit  » (Ouest-France)

•• Cinq mois après avoir repris un tabac-presse à Rodez (23 000 habitants, Aveyron), offrir une vitrine aux petits artisans du cru s’est rapidement imposé au couple qui fonctionne au coup de cœur. Les quelques artisans (coutelier, apiculteur, vigneron) du début ont vite été rejoints par d’autres (dessinateur de cartes postales, fabricante de savon bio au lait de jument, de chocolats bio, de biscuits, etc.)

« Le magasin n’est pas très grand, mais on s’arrange pour faire de la place aux nouveaux », précise-t-il conscient de la chance qu’il a d’être autorisé à garder son commerce ouvert.

« Ce n’est déjà pas facile, en temps normal, pour un petit artisan qui se lance dans l’aventure économique de parvenir à commercialiser ses produits. On imagine que c’est encore plus difficile en ces temps de confinement. On essaie donc d’aider comme on peut en leur offrant un peu de visibilité et un point de vente », conclut le buraliste (La Dépêche.fr).

•• Les buralistes de Chanceux-sur-Choisille (3 400 habitants, 12 kilomètres de Tours), depuis dix ans, entretiennent un peu de vie dans leur établissement.

Côté restaurant, « on n’a pratiquement pas repris notre activité depuis la mi-mars ». Le bar avait repris quelques couleurs cet été mais a dû s’incliner une seconde fois cet automne, un crève-cœur « car c’est un lieu de convivialité pour nos clients du quartier ». Toutefois, le couple s’accroche, résiste en poursuivant leur activité jeux, loto, PMU, colis postaux à distribuer, et offre chaque jour un plat cuisiné à emporter pour 10 euros.

Pour une cliente, ancienne employée de banque, son confinement se résume à cela : « je me promène chaque jour, je viens jouer ici et j’y prends régulièrement un plat. C’est important d’aider ses commerçants «  (La Nouvelle République).