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13 Nov 2020 | Profession
 

Circonstance sanitaire oblige, reprise de la revue de presse des témoignages de buralistes à travers les régions (voir 12 et 9 novembre).

•• Cela trottait dans la tête du patron de ce bar-tabac de Vannes depuis un moment déjà. Ce second confinement l’a décidé à franchir le pas : « soit on reste passif à se morfondre, soit on essaie d’être actif et de se réinventer. La veille, je suis allé acheter une soupière, un mixeur et une plaque de cuisson ».

Et le vendredi 30 octobre, les clients ont eu l’agréable surprise de goûter à l’un de ses nombreux potages bio fait maison. « Pour les ingrédients, je me fournis au Proxi d’en face, au marché ou à la Biocoop. Ce sont des produits bio et locaux, de saison, cuits à la vapeur ».

Depuis la reprise de l’établissement en janvier dernier, ce n’est pas le seul changement qu’il veut apporter … Il prépare des crêpes bio, idéales pour accompagner le petit noir du matin. Depuis cet été, des jus bio permettent également de se désaltérer.

« Je compte aussi rapidement proposer des sandwiches et, par la suite, des tartines, salades et gourmandises », ajoute-t-il, « c’est attendu par la clientèle de quartier, notamment ceux qui travaillent par ici ». Si cette diversification est rendue nécessaire par la baisse des ventes de tabac, c’est le développement durable qui est dans sa nature profonde (Le Télégramme).

•• « C’était déjà compliqué avant, mon chiffre d’affaires a subi une baisse de 70 % par rapport à l’an dernier. Après le premier confinement, nous avons mis un mois à redémarrer, on a bien fonctionné en juillet et août, ça a été plus calme en septembre, et là le bar est de nouveau fermé, je me demande où l’on va ! », annonce tristement un buraliste à Jonquières (5 100 habitants, près d’Orange).

•• Contrairement au premier confinement où les ventes avaient augmenté de près de 40 %, cette fois-ci, l’activité est calme : « si vous venez aujourd’hui, c’est triste », indique le patron d’un bar-tabac à Sainte-Parres-aux-Tertres (3 100 habitants, près de Troyes).

Avec une activité déjà au ralenti depuis la fin du mois de septembre, le buraliste ne cache pas son incompréhension devant la décision du Gouvernement d’associer bar de jour et bar de nuit : « nous aurions la possibilité de respecter les règles de distanciation sociale, en espaçant les tables ».

La fin d’année n’est plus signe de fêtes : « la crainte, c’est de ne pas retrouver notre clientèle après le confinement, alors, on s’adapte, en proposant le café à emporter à 1euro par exemple, mais cela ne compensera pas nos pertes financières de l’activité du bar » (L’Est Éclair).

•• Pour aider le salon de coiffure pénalisé par le confinement, un buraliste de Chouzy-sur Cisse (2 400 habitants, près de Blois) héberge ses produits. « Mon bar à vins installé dans la pièce voisine du tabac-presse a dû fermer avec le confinement. Il y avait toute la place nécessaire pour exposer et vendre ces articles ici. J’ai pris les renseignements nécessaires pour m’assurer que c’était bien autorisé », explique-t-il.

Le local est dédié à une exposition permanente de shampoings, produits capillaires, laques, mais aussi sèche-cheveux et fers à lisser qui ont pris place sur le comptoir, les tables et les fauteuils.

« J’ai la chance de travailler dans un secteur qui marche très bien, y compris en temps de crise sanitaire », déclare le patron du tabac-presse qui s’est formé aux rudiments de la vente de produits de coiffure. « J’ai encore des petits trucs à intégrer, mais je vais y arriver » (La Nouvelle République).