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4 Nov 2020 | Profession
 

En une semaine, trois de ses collègues de Compiègne ont été la cible de malfaiteurs (voir ce jour, 2 novembre et 29 octobre).  

D’où la demande du président de la Fédération des buralistes de l’Oise de prévoir des rondes de police devant les commerces. Démarche qui a abouti. 

« Cette situation est exceptionnelle » explique , dans Le Courrier Picard, Serdar Kaya, lui-même buraliste dans le centre-ville de Compiègne. « Mais avec le confinement et depuis que le prix du tabac a augmenté, nous sommes encore plus exposés. »

•• La demande de rondes de police a d’abord été formulée auprès du maire de Compiègne. « La police municipale est une police de proximité et le maire peut décider rapidement de mettre en place une surveillance. Aujourd’hui, il y a un vrai risque que d’autres collègues soient eux aussi braqués » précise le président des buralistes.

« Il faudrait ensuite que cette mesure soit élargie à l’ensemble du département, et que nos commerces soient principalement surveillés quand la lumière commence à décliner ou quand arrive l’heure de la fermeture. On a besoin de se sentir en sécurité. »

•• « Nous avons déjà intensifié les patrouilles de la police municipale autour des commerces de proximité, et en particulier autour des bureaux de tabac », répond Éric de Valroger, adjoint au maire de Compiègne, délégué à la sécurité, qui rappelle que le premier confinement avait déjà été marqué par une recrudescence des cambriolages dans les commerces. L’accent va donc être mis sur les patrouilles pédestres et la surveillance s’appliquera tout aussi bien sur les commerces ouverts que fermés.

Il tient, par ailleurs, à rappeler le rôle déterminant de la police municipale de Compiègne ainsi que du Centre de Supervision intercommunal (CSI), où arrivent les images des caméras de vidéosurveillance, dans la résolution de deux des affaires.