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27 Nov 2020 | Profession
 

Circonstance sanitaire oblige, reprise de la revue de presse des témoignages de buralistes à travers les régions (voir 25 et 24 novembre).

•• Il ne manque pas d’idées le nouveau propriétaire de l’épicerie-tabac de Couchey  (1 140 habitants, 10 kilomètres de Dijon) repris juste avant le reconfinement.

« J’ai toujours voulu avoir mon propre commerce. J’ai également fait ce choix avec la volonté de maintenir nos petits commerces locaux, afin de rendre service aux personnes. D’autant plus qu’il y a une importante clientèle d’habitués, et il y a toujours une ambiance conviviale à l’épicerie » raconte l’enfant du pays de 25 ans, après avoir vécu deux ans au Canada.

« La crise sanitaire ne me cause pas vraiment de problèmes » assure le buraliste qui a déjà mis en place de nouveaux services tels le dépôt de pain et le test des produits du vapotage.

« Je souhaiterais également prévoir des travaux de transformation d’ici fin 2021 pour moderniser le magasin, et pourquoi pas agrandir par la suite? J’aimerais pouvoir mettre en place un relais colis et un service de point de paiement de proximité. Pour l’instant, je reste optimiste pour l’avenir et je souhaite maintenir ce commerce le plus longtemps possible » (Le Bien Public).

•• « Lorsque le premier confinement a été décrété, je me suis dit pourquoi pas, si cela peut être utile pour enrayer l’épidémie. J’ai donc décidé de rester ouvert avec des horaires aménagés et un service boissons à emporter », se souvient le patron d’un bar-tabac-presse à Mondeville (9 860 habitants, près de Caen). Un pis-aller selon lui, car avec une dizaine de cafés par jour, « ce n’est pas ce qui pouvait faire tourner financièrement la maison et encore, on a eu de la chance car il faisait beau ».

La reprise normale a eu lieu au mois de juin mais « tous mes clients ne sont pas revenus, notamment les personnes âgées du foyer juste en face. C’est certainement dû au climat anxiogène. Et puis, il y avait aussi les vacances. Mais globalement, on a bien travaillé et ça m’a fait plaisir. »

Depuis le 21 octobre, le bar est fermé et seules les activités presse, jeux et tabac sont accessibles. Une situation compliquée sur le plan financier car le chiffre d’affaires est en baisse, « entre 20 et 25 % » et « une diminution de fréquentation ».

Il espère qu’il pourra bénéficier des nouvelles aides annoncées par le Gouvernement. « Pour l’instant, les charges sont toujours là, même si certaines ont été reportées, il faudra bien les payer un jour. Heureusement que je n’ai pas d’emprunt pour mon établissement. On vit sur le salaire de mon épouse qui par chance est salariée à mi-temps et sur nos économies. Nous n’avons pas de dettes pour l’instant mais il ne faudrait pas que la situation perdure trop longtemps » (Ouest France).