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12 Nov 2020 | Profession
 

De l’autre côté de la frontière franco-belge, la vente de tabac est aussi morne (voir 4 novembre). Point de chute de nombreux Nordistes, le bureau de tabac du Pont de France (entre la commune française de Mouchin, à 30 kilomètres de Lille et la commune belge de Rumes) n’est pas franchement débordé depuis le reconfinement français, selon La Voix du Nord.

« C’est plutôt calme », confirme le patron.

•• « J’ai le sentiment que c’est confus dans la tête des gens. Votre président a dit que les frontières n’étaient pas fermées mais que vous ne pouviez pas sortir de votre région. Résultat, on a moins de clients en ce moment. J’ai pourtant écrit sur Facebook et répété maintes fois aux gens qui nous appelaient que la frontière était ouverte. Il leur suffit de cocher la case «Produit de première nécessité» sur leur attestation ».

•• Pour expliquer la baisse actuelle de son chiffre d’affaires, qui l’a amené à réduire ses horaires d’ouverture et à alléger provisoirement ses effectifs, il incrimine surtout les provisions faites par la clientèle française, fin octobre, pour tenir pendant ce deuxième confinement.

« Jeudi 29 et vendredi 30, c’était carnaval. Il y avait la queue devant le magasin, jusqu’à la route. Les gens ont fait des stocks de cigarettes et de pots de tabac, ils avaient sans doute encore le premier confinement en tête. C’était impressionnant. Nos clients français ont fait leurs réserves et vivent là-dessus. Je pense que c’est pour ça qu’on vend moins de tabac en ce moment ».