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22 Juin 2020 | Trafic
 

Premier retour sur le dernier rapport KPMG qui révèle que la France caracole en tête des mauvais exemples, parmi les autres marchés européens du tabac, avec un « marché parallèle » estimé à 30,1 % de la consommation pour 2019 (voir 18 juin).

•• Deux précisions au préalable :

le marché parallèle : c’est la part de la consommation de cigarettes qui ne vient pas du réseau des buralistes.

ce rapport est réalisé par le réseau de cabinets d’audit KPMG depuis 2006. Il porte sur les marchés de l’Union européenne, la Grande-Bretagne, la Suisse et la Norvège. Parmi les éléments permettant la réalisation du rapport : des vagues régulières de « ramasse-paquets vides » sur les lieux de passage quotidien de nombreuses agglomérations; des séries d’interviews d’un large échantillon de fumeurs.

Cette méthode est rarement contestée. C’est son financement qui est critiqué par certains milieux anti-tabac. Pour cause de participation de l’industrie du tabac (Philip Morris International, cette année). Sauf que personne ne s’est encore présenté pour se substituer.

•• Concernant la France pour 2019, le rapport publie les chiffres suivants sur la consommation de cigarettes :

 consommation de cigarettes achetées légalement : 36,48 milliards de cigarettes (soit -8 % par rapport à 2018).
consommation de cigarettes achetées à l’étranger, dans les limites autorisées ou pas : 8,57 milliards de cigarettes (+7 %)
consommation de cigarettes de contrebande (achats auprès de revendeurs de tabac de contrebande et sur Internet) : 7,16 milliards de cigarettes (-9 %)
consommation totale : 52,21 milliards de cigarettes (-6 %)

•• Le marché parallèle correspond donc à 15,73 milliards de cigarettes : 30,1 % de la consommation totale.

À suivre.