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17 Mai 2018 | Profession
 

Venant de vendre son établissement à Longeville-en-Barrois, Philippe Tétard, président des buralistes de la Meuse depuis plus de 20 ans, va quitter son mandat à l’automne. Dans L’Est Républicain du 15 mai, il livre son regard sur l’évolution du métier.

•• « En 1992, il y avait 152 bureaux de tabac dans le département, il en reste 72 aujourd’hui. La plus grosse diminution est due aux fortes augmentations du prix du tabac. Ont fermé des buralistes dans les villes où il y avait une surreprésentation comme à Verdun ou Montmédy. 

« Il y a aussi la proximité du Luxembourg qui a joué. Il y a des clients qui viennent et qui disent : donnez-moi seulement un paquet, demain je vais au Luxembourg ! 

« Les problèmes de la ruralité aussi, tout simplement. Avant sur la Voie Sacrée entre Bar-le-Duc et Verdun, il y avait trois buralistes.  Aujourd’hui, il n’y a plus qu’un, à Érize-la-Grande, qui cherche un repreneur et ne trouve pas. Certains ont aussi déposé le bilan, surtout dans le Nord meusien, après les fortes augmentations du prix du tabac. Aujourd’hui, les principales fermetures, ce sont dans les petits villages où il n’y a pas de repreneurs.

•• « On a tout de même réussi à faire rouvrir un tabac. À Souilly. La Douane regarde les zones blanches en matière de bureaux de tabac, alors …avec l’implication du syndicat, l’épicier de Souilly est devenu buraliste depuis le début de l’année. 

•• « 70 % des établissements font aussi bar. Pour les autres, il a fallu plus se diversifier en faisant Loto, PMU, boissons, presse, La Poste, le compte Nickel …

« Dès le début, les cigarettes électroniques auraient dû être réservées aux buralistes (…) Désormais, les boutiques spécialisées ferment, nous en vendons de plus en plus. Cela fait partie de notre diversification.

« La vente des jeux représente le poste n° 2 des magasins après le tabac.

« Quand ils entendent … hausse des prix du tabac, les banquiers prennent peur.  Pas facile de reprendre le point de vente d’un buraliste ».