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18 Nov 2016 | Profession
 

WoerthSuite à la signature du « Protocole d’Accord sur la Modernisation du Réseau des Buralistes 2017-2021 » (voir Lmdt du 15 novembre), le député et ancien ministre du Budget Éric Woerth (voir Lmdt du 17 mai 2014) a émis un communiqué que nous reproduisons ci-dessous :

« Christian Eckert, Secrétaire d’État au Budget, et la Confédération des Buralistes signaient hier le nouveau Contrat d’Avenir pour la période 2017-2021. Un contrat qui ne prend pas suffisamment en compte les revendications de la profession.

Les buralistes, confrontés à l’arrivée des paquets neutres, attendaient pourtant de nouvelles mesures fiscales et surtout la mise en œuvre d’un plan ambitieux contre le commerce parallèle de tabac, phénomène qui se traduit chaque année par un manque à gagner fiscal de 3 milliards d’euros pour l’État et une perte de chiffre d’affaire de 250 millions d’euros pour les buralistes.

« Chaque buraliste que nous avons rencontré, nous a parlé explicitement de la nécessité de combattre le commerce parallèle de tabac. Ces ventes illicites de tabac affaiblissent grandement la distribution sur notre territoire et surtout, avec des prix bien plus incitatifs, sont un véritable appel d’air à la consommation des jeunes. Pourtant, le gouvernement, ne prend toujours aucune mesure contre le commerce parallèle de tabac. » condamne Éric Woerth.

En réponse, Eric Woerth souhaite, vivement la mise en œuvre immédiate du Protocole de l’OMS « contre le commerce illicite de tabac », ratifié par la France le 30 novembre 2015 et par l’Union européenne le 24 juin 2016 ».

Philippe Juvin parlement européenDans la même veine, le professeur Philippe Juvin (député européen, porte-parole Santé et Assurance maladie de Nicolas Sarkozy / voir Lmdt des 7 juin et 16 mars 2016) a signé un communiqué que nous reproduisons également :

« Christian Eckert, Secrétaire d’État au Budget, et Pascal Montredon, Président de la Confédération des Buralistes, ont signé le mardi 15 novembre, le nouveau Contrat d’Avenir en faveur des buralistes.

Je regrette que le gouvernement n’ait pas donné satisfaction aux deux mesures demandées par les buralistes, relayées notamment par Bernard Gasq, président de la Fédération des buralistes Ile-de-France, Seine-Maritime et Oise, à savoir la hausse de leur rémunération de 9 à 11%, et la mise en œuvre du Protocole de l’OMS « pour éliminer le commerce illicite de tabac ».

Ces deux mesures, qui auraient été financées à 100 % par les fabricants de tabac, auraient donné des marges financières plus importantes aux 26 000 buralistes de France, notamment pour financer la modernisation de leurs commerces, tout en pesant moins sur le budget de l’État.

Si l’État doit aider les buralistes via des contrats d’avenir, c’est essentiellement en raison du poids du commerce parallèle de tabac qui se traduit annuellement par un manque à gagner de 3 milliards d’euros pour l’État, et de 250 millions d’euros pour les buralistes. Comment le gouvernement peut-il signer un nouveau Contrat d’avenir sans mettre en œuvre des mesures pour lutter contre ce fléau, organisé pour l’essentiel par les cigarettiers ?

Avec Nicolas Sarkozy, nous demandons la mise en œuvre immédiate du Protocole de l’OMS « pour éliminer le commerce illicite de tabac ».  À chaque fois que l’on va faire baisser le commerce de 10 points, l’État va récupérer 300 millions d’euros de recettes fiscales, et les buralistes 25 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire. Pourquoi attendre ?

Le commerce illicite du tabac est la fois un problème majeur de santé publique et un manque à gagner pour les Etats comme pour les buralistes ».