Peut-on tirer des premières conclusions de la petite effervescence médiatique qui a accompagné l’article des Echos d’hier sur un éventuel report de la hausse des prix de juillet à octobre ? (voir Lemondedutabac du 10 mai).
• On aura noté l’extrême sensibilité des buralistes sur le sujet, par la voix de Pascal Montredon ou de ses collègues interviewés au fil des reportages. Des manifestations régionales sont programmées d’ici la fin du mois.
Réactivité comparable du côté des associations anti-tabac. De Gérard Audureau au professeur Bertrand Dautzenberg, un seul credo : l’augmentation des prix.
Avec un déni complet du phénomène du marché parallèle.
• On aura remarqué une certaine gêne de Bercy sur le sujet. Il aura fallu attendre une matinée entière avant de recueillir une timide réaction par rapport à une information, impliquant clairement le Ministère et diffusée dés la veille au soir.
Côté fabricants, silence radio (il est déjà arrivé qu’ils prennent position sur ce genre de sujets). Mais il est loin d’être sûr qu’ils aient, en cette circonstance, la même opinion.
• Une certitude : le thème du recul des chiffres officiels du tabac, sous les coups de boutoir du marché parallèle, commence à s’ancrer dans l’opinion publique.




