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3 Mar 2019 | Profession
 

Parmi les nombreux passages du président de la Confédération dans les médias (voir Lmdt des 1er mars et 28 février), nous avons retenu aussi son passage sur France Info.

franceinfo : L’objectif annoncé est le paquet de cigarettes à 10 euros en 2020. Cela vous inquiète ?

Philippe Coy : Cela fait du tort au réseau (des buralistes) : les volumes (des ventes de paquets de cigarettes( se retrouvent impactés, la fréquentation de nos magasins aussi. On peut être totalement favorable au plan de santé mis en place par le gouvernement, mais aujourd’hui, un paquet à un prix aussi élevé reste pour nous un souci puisque nous avons le prix le plus élevé de l’Europe occidentale.

L’année dernière, le volume a été impacté de 9,3 % : c’est toujours des fréquentations de clients en moins et si on peut comprendre cette politique, il est important pour nous que le dispositif européen soit plus performant, puisque la santé de tous les Européens doit compter et l’Europe n’est pas protectionniste dans ce domaine-là.

franceinfo : Vous comprenez cet objectif de santé publique ?

P. C. : Personne n’est contre la santé publique. La hausse de la fiscalité ne doit pas être le seul outil pour lutter contre le tabagisme : il devrait y avoir plus d’éducation, plus de prévention. Aujourd’hui, il y a 24 500 entrepreneurs qui peuvent être inquiets. Nous avons lancé un grand plan de transformation, nous accompagnons la santé publique à travers le dispositif de vapotage, mais le prix ne doit pas être le seul argument.

franceinfo : Vous faites une croix sur le tabac ?

P. C. : Non, je suis très fier de ma carotte rouge devant mon établissement. Je m’adapte aussi aux usages des consommateurs parce que quand on fait du commerce, c’est bien pour répondre aux besoins des consommateurs.

Il est évident que notre métier principal, notre ADN, est autour de la vente du tabac, des produits de vapotage, des produits de services. Je suis commerçant et quand un réseau accueille chaque jour 10 millions de Français, il est nécessaire de s’adapter aux comportements de nos clients.

Pour demain, il faut que nous proposions plus de services, plus de proximité, plus d’offres pour que le Français puisse nous fréquenter toujours aussi régulièrement.