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4 Nov 2019 | Trafic
 

Les journalistes de L’Aisne et du Courrier Picard se sont posés à Macquenoise-Montmignies – point de frontière entre le département de l’Aisne et la Belgique, à 70 kilomètres de Saint-Quentin – au lendemain de la hausse de 50 centimes du prix des paquets de cigarettes (voir Lmdt du 31 octobre). Les clients français y sont nombreux, sans surprise. Extraits

« En général, la différence avec la France tourne autour de trois euros. Pour les cartouches, la différence varie entre 20 et 30 euros. Avec la nouvelle hausse, nous sommes encore plus proches des 30 euros moins chers, et l’écart sera encore plus large avec les nouvelles augmentations prévues en France » annonce le patron d’un bar-tabac belge.

•• « Avant nous allions acheter le tabac au Luxembourg, mais c’est vraiment trop loin. Macquenoise n’est qu’à une heure de route de Saint-Quentin, c’est plus pratique et plus rentable » confie un couple de Saint-Quentin.

« À chaque fois, j’achète un seau de tabac à 75 euros qu’on ne trouve pas en France » ajoute la femme. « Avec ça, je tiens plus d’un mois, et ça me revient moins cher que d’acheter les pots à 15 euros chez les buralistes français. Et les nouvelles hausses de prix ne vont pas nous changer nos habitudes. »

•• « Nous venons de Château-Thierry » précisent trois autres clients. « Depuis le sud de l’Aisne, il faut presque deux heures de route pour venir jusque Macquenoise, mais ça vaut clairement le coup. »

Ils font escale à la frontière une fois par mois en moyenne. « Sur ce que nous consommons comme tabac par mois, nous gagnons environ 150 euros en l’achetant en Belgique. C’est énorme ! Mais même pour seulement 50 euros d’économie, nous ferions le même trajet. Et beaucoup de connaissances font pareil que nous ».