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1 Mai 2018 | Profession
 

« Stabilité », « légère évolution », « les prix montent mais un peu », « nouvelle hausse du tabac qui ne changera pas grand-chose pour les consommateurs », « le yo-yo des prix » … : tels étaient les titres et annonces accueillant l’entrée en vigueur, ce lundi, de la nouvelle liste de prix (voir Lmdt des 29 et 30 avril).

Parmi les réactions, on retiendra ces quelques exemples : 

•• Yves Martinet (président du CNCT) sur France Info : « L’industrie le sait. Les buralistes le savent »

« L’industrie du tabac sait que les augmentations de prix sont efficaces. Elles amènent des fumeurs à arrêter de fumer. L’industrie le sait. Les buralistes le savent. Ce qu’ils veulent, surtout, c’est ne pas tuer la poule aux œufs d’or.

« Ils essaient par tous les moyens en grattant dix centimes par-ci, dix centimes par-là, de faire en sorte que les fumeurs n’arrêtent pas. »

•• Un buraliste sur France Bleu : « Juste une petite guéguerre entre fabricants »

« Ce qui ne nous arrange pas c’est qu’on a une déclaration de stocks à faire, un changement d’étiquetage à faire. Ça prend du temps. Avant, on avait cela une fois par an ou une fois tous les deux ans. Maintenant, c’est quasiment tous les deux mois. Ça commence à bien faire. C’est juste une petite guéguerre entre fabricants.

 » Sauf que ça nous donne plus de travail à chaque fois et puis, à chaque fois, les gens ne s’y retrouvent plus. Un jour, c’est à 7,80 euros, le lendemain à 7,70. Donc, ils changent de marque. Et nous, on a des difficultés à établir des commandes ».

•• France Info, avec des buralistes, à Nancy : « Le tabac, premier produit d’appel »

« La hausse de mars aurait fait chuter le chiffre d’affaires de certains buralistes nancéens de 25 % selon la chambre syndicale. Un chiffre tempéré par un buraliste : « je m’attendais à pire. Je ne me plains pas trop. Ça dépend du quartier, en fait ».

« Je pense que ça va inciter à arrêter de fumer » estime un autre.

« Se diversifier ? Franchement, pour nous, le tabac c’est le premier produit d’appel. Donc, la personne qui va arrêter de fumer ne viendra plus prendre un livre ou autre chose. Elle va même totalement éviter le bureau de tabac. Pour les autres, ce sera la voie du marché parallèle ».