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13 Fév 2020 | Profession
 

Exercices du genre dès qu’est annoncée une hausse des prix du tabac (voir 11 et 12 février), les micro-trottoirs se suivent et se ressemblent. Ce mercredi, on n’y a pas échappé. 

Tous construits sur le même modèle : les plus jeunes qui n’auront plus les moyens … les plus anciens qui ne s’arrêteront pas ou encore les scandalisés qui vont, finalement, acheter leur tabac à l’étranger, en Allemagne par exemple (un auditeur de RMC interrogé par Jean-Jacques Bourdin).

•• Une accumulation de réactions à chaud, très loin d’apporter une tendance de fond. Normal, les fumeurs ne forment pas une communauté mais une somme d’individualités. Ce qui nécessiterait une enquête qualitative poussée pour mieux cerner leur(s) comportement(s) face au paquet à dix euros.

•• Exemples de témoignages.

Sur BFM. Un étudiant : « un paquet ça fait deux jours, ça monte vite en un mois … Donc je vais m’acheter une cigarette électronique car ça revient trop cher au final. »

Un fumeur depuis 35 ans : « sortir un billet à chaque fois, on finit par se demander si c’est bien nécessaire tout ça (de fumer, ndlr). Ce sont des cheminements, chacun va à son rythme là-dessus. »

Pour un autre : « ça fait un an qu’on sait que ça va monter à dix euros, mais les gens qui fument ils sont accros. Ce n’est pas le fait d’augmenter le prix qui va les faire arrêter. »

 Sur France Inter et le réseau France Bleu

« Maintenant à dix euros, ce n’est plus possible. J’ai l’intention d’arrêter dans très peu de temps » pour une étudiante de 22 ans dont le budget actuel mensuel tabac est de 300 euros, « quand on voit les prix, on pense alors à sa santé » : une jeune femme de 22 ans.

Pour un fumeur plus âgé : « je sais c’est trop cher mais je n’arrive pas à arrêter. Mais je pense d’abord à ma santé et ensuite à l’aspect financier ».