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30 Mai 2019 | Profession
 

La déontologue de l’Assemblée nationale, Agnès Roblot-Troizier (à droite) a rendu, ce mardi 28 mai, son avis dans l’« affaire » de la nomination de Raphaële Rabatel – épouse de Gilles Le Gendre, chef de file des députés LREM – au poste de directrice de la communication de la Française des Jeux. 

Un choix arrêté deux jours avant le vote de la loi Pacte prévoyant la privatisation de la FDJ et qui avait suscité des protestations de plusieurs élus (voir Lmdt des 12 et 17 avril)

« Il m’apparaît que vous ne vous êtes pas placés en situation de conflit d’intérêts en prenant part au vote de la loi Pacte », a écrit Agnès Roblot-Troizier, dans un avis remontant à début mai et transmis ce mardi aux députés « marcheurs », dont l’AFP a eu copie.

Toutefois, relève-t-elle, le patron des députés LREM aurait dû être plus clair sur le processus en cours : « les discussions en vue du recrutement de votre épouse étaient suffisamment abouties et il aurait pu être utile de faire preuve d’une plus grande transparence sur cette situation afin d’éviter toute suspicion ».

Et s’il n’est pas certain que « Madame Rabatel tire un bénéfice spécifique de la privatisation de la FDJ », la déontologue préconise toutefois que Gilles Le Gendre s’abstienne de « participer aux travaux de l’Assemblée nationale sur la ratification de l’ordonnance » qui viendra préciser le périmètre du monopole de la FDJ, ou « toute autre disposition portant sur l’activité de ce groupe ».