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11 Avr 2017 | Profession
 

Suite aux annonces faites ce matin par un « groupe d’experts », ayant interrogé les candidats à l’élection présidentielle notamment sur le tabagisme (voir Lmdt de ce jour), la Confédération a émis le communiqué suivant :

« Certains candidats à la présidentielle appellent à la mise en place d’un paquet à 10 euros voire d’un paquet à 20 euros. La Confédération dénonce la course à la surenchère et une folie qui ne ferait que pousser encore plus de fumeurs à s’approvisionner aux frontières, sur Internet, ou dans la rue. Un marché parallèle qui avoisine les 30 % dans l’indifférence générale. Une situation que les buralistes dénoncent par des manifestations aux frontières ou des initiatives spectaculaires, comme le lancement de La Cigarette du Buraliste.

Selon une dépêche AFP, Emmanuel Macron propose de faire passer le paquet de cigarettes à 10 euros dès 2017, Jean-Luc Mélenchon lui, veut aller plus loin, pour atteindre les 20 euros. « C’est une pure folie ! C’est une véritable course à la surenchère ! », dénonce Pascal Montredon, Président de la Confédération des buralistes.

Car, augmenter le prix du paquet à 10 euros – soit une hausse de 43 % du prix actuel de la marque la plus vendue – voire 20 euros, ne ferait que pousser plus de fumeurs à aller acheter leur tabac aux frontières, dans la rue, ou sur Internet. « Le marché parallèle avoisine déjà les 30 %, combien cela sera-t-il si on augmente les prix d’une façon aussi brutale ? Un marché parallèle dont tous savent qu’il alimente les réseaux mafieux », s’insurge Pascal Montredon.

Les buralistes, par des manifestations à la frontière andorrane le 19 mars, belge et luxembourgeoise le 9 avril, comme par le lancement de la LCB, mise à disposition du marché français en exclusivité avec la garantie de ne jamais être vendue à l’étranger, interpellent les pouvoirs publics face à une situation qui se banalise.

Ils appellent à la mise en place d’un grand plan de lutte contre le marché parallèle, avec :
. une coordination entre Douanes, Police nationale, Gendarmerie et la magistrature
. des campagnes de sensibilisation de l’opinion publique
. des actions coup de poing aux frontières, sur les circuits de livraison des colis, dans les quartiers où le trafic sévit
. des conventions avec les expressistes pour refuser le tabac acheté sur Internet
. des contrôles renforcés auprès des autocaristes organisant des voyages dans les pays voisins 
».