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11 Août 2018 | Observatoire
 

Une étude qui tombe quelques jours après une sévère pollution à l’ozone liée à la canicule, en région parisienne.

Selon un document de l’association Transport et Environnement (Fédération européenne pour le Transport et l’Environnement regroupant 50 ONG), publiée ce vendredi 10 août, la pollution de l’air serait telle dans les capitales européennes qu’il suffit d’y déambuler quelques jours pour respirer l’équivalent, en composés toxiques, de plusieurs cigarettes.

L’association a comparé la contamination aux particules fines des dix grandes villes européennes les plus touristiques en la convertissant en nombre de cigarettes fumées.

•• C’est un institut américain baptisé Berkeley Earth (voir Lmdt du 23 août 2015) qui est à l’origine de cette méthode de calcul. Il en ressort que respirer 22 microgrammes/m3 de particules fines a les mêmes effets sanitaires que de fumer une cigarette. Résultat : visiter Paris pendant quatre jours aurait le même impact sur vos poumons que si vous consommiez 2 cigarettes. L’exposition est supérieure à Londres (2,75), à Milan (3) à Istanbul et à Prague (4).

•• Si l’on extrapole ces résultats à l’échelle d’une année, pour évaluer ce que respire un Parisien, ce serait l’équivalent de 183 cigarettes ! « Quand la pollution de l’air est élevée, il est recommandé d’éviter de manger ou de pratiquer du sport en extérieur », note Jens Muller, coordinateur des dossiers qualité de l’air au sein de Transport et Environnement. « Mais passer ses vacances dans une ville consiste essentiellement à marcher et à déjeuner en terrasse. Au regard des impacts de la pollution de l’air sur la santé, c’est comme si on obligeait les touristes à fumer, y compris les enfants ».

« Les touristes sont de plus en plus sensibles à cette problématique quand ils choisissent une destination car ils ne veulent pas mettre en péril leur santé », souligne Jens Muller. « Certains ont, par exemple, renoncé à se rendre dans de grandes villes chinoises, comme Hong Kong ou Pékin, à cause de la pollution ».

•• D’après une étude de la Commission européenne, la qualité de l’air est la principale préoccupation environnementale des citoyens de l’UE, juste après le changement climatique.