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4 Mai 2018 | L'essentiel, Observatoire
 

Le dernier bilan, publié ce mercredi 2 mai par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) suscite bien des réflexions. 

Neuf habitants sur dix respirent quotidiennement un air trop chargé en particules fines.

Et, chaque année, 7 millions de personnes meurent dans le monde du fait de la pollution de l’air.

C’est davantage que les morts cumulés du sida (1,1 million), de la tuberculose (1,4 million), du diabète (1,6 million) et des accidents de la route (1,3 million).

•• Et surtout, ce chiffre est à prendre en comparaison avec le nombre de morts attribuable au tabac dans le monde. Selon les estimations : entre 5 millions de morts (voir Lmdt du 20 septembre 2016) et 7 millions.

Et encore The Lancet, à l’origine de ce dernier chiffre, estimait pour sa part à 9 millions le nombre de morts pour pollution (voir Lmdt du 23 octobre 2017).

•• Donc, l’OMS reconnaît désormais la pollution de l’air comme un « facteur de risque majeur » des maladies non transmissibles, considérées comme étant à l’origine de 70 % des décès dans le monde.

Selon les estimations de l’institution onusienne, ce risque serait, chez les adultes, en cause dans   29 % des morts par cancer du poumon, 25 % des décès par accident vasculaire cérébral (AVC), 24 % des disparitions par infarctus et 43 % des maladies pulmonaires chroniques obstructives (broncho-pneumopathies, asthme, etc.).

•• Et ce risque s’accroît. L’estimation globale de 7 millions de morts est en légère hausse. Le dernier bilan, de 2016, faisait état de 6,5 millions de décès.

Cette augmentation s’explique par une explosion de la mortalité due à la pollution de l’air extérieur (4,2 millions contre 3 millions en 2016). Les décès imputables à la pollution de l’air intérieur, eux, régressent, toujours selon l’OMS.

•• Les régions les plus affectées sont l’Asie du Sud-Est (dont l’Inde) et le Pacifique occidental (incluant la Chine), avec plus de 2 millions de décès chacune.

•• Ces données compilées par l’OMS sont les plus complètes jamais publiées par l’institution sur la qualité de l’air. Elles se fondent sur les résultats des mesures effectuées dans plus de 4 300 villes de 108 pays, soit 1 000 villes de plus que lors du dernier bilan de 2016.