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25 Fév 2020 | Profession
 

Coup d’envoi, ce lundi 24 février, dans dix départements pionniers, du paiement de certains impôts et services au public locaux chez un buraliste : ce qu’on appelle le « Paiement de Proximité ».

Événement largement repris dans les médias qui se sont inspirés de la dépêche AFP (voir 22 février). Extraits …

•• France Info. « La proximité du tabac fait qu’on vient chercher le café ici ». Yannick, 40 ans, vient chercher des cafés durant sa pause chez un buraliste, voisin de son entreprise, à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines). Là où est testée depuis ce 24 février la possibilité d’y payer ses impôts.

« Pourquoi pas ? » commente-t-il, « on n’a pas beaucoup de pauses. Si en allant chercher des cigarettes on peut payer nos impôts, faire ci, faire ça, aller chercher la baguette … Ça nous fait gagner du temps et ce n’est pas négligeable par rapport à nos vies avec les enfants, le travail … un confort de vie ».

« Ça va peut-être rajouter un petit peu de passage, un petit peu de consommation sur d’autres services et d’autres produits » espère Sébastien Hardy (photo) et sa femme qui tiennent l’établissement depuis quatre mois.

Pour Jean-François Vigouroux, président des buralistes des Yvelines (et administrateur de la Confédération), il s’agit bien d’un système d’avenir : « si l’État fait confiance aux buralistes pour encaisser les impôts, demain, ce sera d’autres institutions ou d’autres entreprises qui pourront nous demander autre chose. Nous sommes le premier commerce de proximité. »

•• TF1. « C’est parti » a lancé Jean-Pierre Pernaut au JT de 13 heures. Direction Noyon (Oise) où le bar-tabac arbore l’affichette « Paiement de Proximité ».

Les clients habituels semblent approuver le nouveau service. Surtout si l’on compare les horaires d’ouverture du centre des impôts et ceux de la buraliste : six jours sur sept. « On va même pouvoir venir le week-end » fait remarquer une passante.

•• RTL. Philippe Coy s’est dit « très heureux d’être attributaire de ce marché public et de donner plus de proximité aux usagers » avant d’en expliquer le mode d’emploi

« Beaucoup de Français ne sont pas à l’aise avec le digital et ne peuvent que payer leurs impôts en numéraire, ce qui est possible chez les buralistes » a-t-il poursuivi, « je crois que c’est une évolution de notre métier, de notre service, puisque nous sommes des commerçants d’utilité locale ».

Enfin, Philippe Coy a rassuré les usagers qui ne voudraient pas payer leurs impôts, via un terminal FDJ, par crainte de faute de confidentialité : « il n’y a pas de risque à ce que l’on connaisse la nature de l’impôt, l’usager viendra scanner en autonomie son document et le buraliste ne verra qu’un montant à régler ».

•• Sud Radio. « C’est la volonté de chaque buraliste, ils ne sont pas obligés de le faire. Mais c’est un service que l’on peut apporter à nos clients, surtout en zone rurale où tout s’en va » a assuré Ghislaine Mazoyer, présidente des buralistes du Gard (et administratrice de la Confédération).

« Nous ne faisons qu’un travail d’encaissement (…) La confidentialité est obligatoire, le lecteur est côté client. Certains ont cru que nous allions remplacer les agents, mais c’est juste plus simple pour ceux qui se trouvent à vingt kilomètres d’un Centre des Impôts. Dans le Gard, c’est la Direction des impôts qui a choisi où elle voulait s’implanter. Mais de nombreux autres buralistes sont volontaires pour le faire à compter de juillet prochain ».