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27 Fév 2020 | Profession
 

Suite de la revue de presse sur le lancement, ce lundi, du Point « Paiement Proximité » chez les buralistes.

•• France 3 Bretagne (25 février). Dans les Côtes-d’Armor, 92 buralistes, répartis dans 58 communes, sont concernés à terme. Dès ce lundi, Saint-Brieuc et Lamballe ont lancé le dispositif.

Avec le sourire pour Odile Le Ny, présidente des buralistes du département et administratrice de la Confédération, lorsqu’elle fait la démonstration en insistant sur la confidentialité du processus : « c’est l’usager qui passe son formulaire au scanner, donc impossible pour le buraliste de voir le nom ou la nature de l’impôt ».

Deux clientes interviewées semblent convaincues : « quand je ne pourrai plus conduire, je pourrai venir là » ; « pour les personnes âgées ou qui n’utilisent pas internet comme mes parents, c’est une bonne solution ».

•• La Dépêche du Midi (25 février). « On est déjà des préposés de l’État, et, autrefois, on vendait les vignettes auto » rappelle Alain Vieilledent, président des buralistes de l’Aveyron, département pionnier avec 25 buralistes retenus dont son bar-tabac à Espalion« On vend de moins en moins de tabac de plus en plus cher, cela permettra de conforter le chiffre d’affaires, de maintenir une offre de service en milieu rural et pour nous, de voir de nouveaux clients qu’il faudra savoir bien accueillir pour qu’ils consomment également. Pour moi, c’est bien » résume-t-il.

« À la base, c’est une bonne idée » estime Éric Hermeline (Cazaubon, Gers et président des Buralistes en colère). « Sauf pour les frais de carte bancaire » (…) 

•• Le Parisien (25 février). Après Montigny-le-Bretonneux (voir 25 février), le quotidien s’est posé à Guyancourt, l’un des 4 Points « Paiement de Proximité » lancé cette semaine dans les Yvelines. 106 autres établissements du même type répartis dans 60 communes se rallieront à l’expérimentation dès ce mercredi 4 mars.

Maxime Chou, patron du tabac-presse, est de l’aventure, affichette à l’appui sur la vitrine, et a été formé par un tutoriel sur Internet, début février. Pour certains clients, l’information reste encore approximative : « je ne suis pas au courant mais je l’utiliserai sans doute parce que les guichets des impôts sont assez loin et il faut souvent attendre ». Un parieur PMU se montre bien disposé : « un code scanné et ça va tout seul. Je pense que c’est pratique. Et puis, tout est dématérialisé ».

« 80 à 100 buralistes sont en cours de formation et de validation dans le département. Leur nom sera donné, au fur et à mesure, sur notre site impots.gouv.fr. Il faut aussi, comme c’est prévu, que les particuliers reçoivent des factures comportant des codes-barres et les mentions Payables chez le buraliste partenaire » détaille Denis Dahan, le directeur départemental des Finances Publiques.

« Ces petites créances peuvent parfois être payées en ligne sur les sites des collectivités locales ou dans nos bureaux mais nous voulons offrir un éventail plus large de possibilités » assure ce haut fonctionnaire. « La clientèle visée est celle des ménages modestes, ayant plutôt des petits montants à régler ou victimes d’interdiction bancaire et donc payant en espèces ».