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25 Sep 2020 | Profession
 

Poursuite de notre tour d’horizon des réactions de la presse régionale au déploiement  du Point Paiement de Proximité chez les buralistes (voir 19 et 12 septembre28 juillet).

•• C’est un peu un guichet que tient désormais la patronne d’un bar-tabac à Vic-sur-Cère (1 874 habitants, 20 kilomètres d’Aurillac). Un jeu à gratter, des cigarettes et, depuis cet été, le paiement de factures de services publics, d’impôts, d’amendes. L’autocollant « Paiement de Proximité  » indique qu’elle est labellisée comme quinze autres buralistes du Cantal.

« J’ai encaissé quatre paiements pour des amendes. Les factures ne sont pas encore tombées, il faut attendre fin septembre », précise-t-elle. « Les clients pouvant payer par CB ou en liquide dans une limite de 300 euros, la cantine, la crèche, les ordures ménagères, le transport scolaire ».

« La condition était d’avoir un maillage du territoire important et, avec nos amplitudes horaires, on l’a remporté »explique un buraliste à Riom-ès-Montagnes (2 591 habitants, au nord du département).

Chez lui, on trouve aussi un peu de tout, du tabac, des jeux, la presse, des livres, des fournitures, des cadeaux, alors …autant ajouter le Paiement  de Proximité . « Nous, on est là pour leur faciliter l’accès au paiement, sans se rendre au trésor public (…) C’est une continuité du service rendu à la population. Et si, demain, d’autres services se développent, nous le ferons. »

Dans le petit bourg rural de Roannes-Saint-Mary (1 067 habitants, 12 kilomètres d’Aurillac), un buraliste a voulu se lancer dès le début et a suivi la formation en avril. Il fait déjà bar, tabac, presse, dépôt de pains et  il a déjà encaissé six à sept paiements d’impôts sur le revenu.

« J’aime être à l’avant-garde, j’ai démarré aussi le compte Nickel dès son apparition. Dans nos campagnes, si on stagne, on régresse. L’avantage, c’est que cela fait venir les gens. Mais pour certains paiements, cela ne marche pas encore, comme les ordures ménagères que la communauté de communes espère mettre en place l’an prochain, mais l’impôt sur le revenu, ça marche impec ! ».

« En août, premier mois de démarrage, les buralistes ont enregistré environ 50 paiements » précise Nicolas Raymon, directeur du pôle animation du réseau à la Direction départementale des Finances publiques. « Sur les seize buralistes qui se sont lancés dans douze localités, on en a six de plus dans les tuyaux, trois en cours d’activation » (La Montagne).

•• Figurant parmi les deux professionnels proposant ce service à Langres (7 700 habitants, à 35 kilomètres de Chaumont), la patronne d’un tabac-presse voit pour le moment ce nouveau service connaître un démarrage discret : « ça se met en place petit à petit et pour le moment je n’ai pas eu beaucoup de clients qui sont venus pour payer leurs factures ou amendes ».

Néanmoins, elle pense que « le nombre de personnes qui vont se servir du paiement de proximité devrait augmenter lorsque le dispositif sera mieux connu mais aussi lorsque les gens auront reçu leurs avis d’impôts ou d’autres factures et amendes qu’ils peuvent régler chez le buraliste ».

Encore toute récente, la mise en place de ce paiement de proximité ne fait pas encore consensus chez les usagers. Pour l’un, « il s’agit d’une manière détournée de mettre à mal les services fiscaux sous couvert de donner une activité de plus aux buralistes même si je reconnais que cela permet toutefois d’avoir affaire à un humain et non pas uniquement à une machine comme avec le paiement numérique. Néanmoins, cela risque encore de réduire à moyen terme les horaires d’ouverture des impôts ».

Pour une femme, ce service peut être « utile sur des territoires ruraux où bien souvent le buraliste est l’un des derniers commerces de proximité ».

Ils confient ne pas avoir eux-mêmes encore expérimenter ce service mais n’y sont pas opposés si l’occasion se présente (Le Journal de la Haute-Marne).