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17 Août 2020 | Profession
 

Poursuite de notre tour d’horizon des réactions de la presse régionale à la généralisation du Point Paiement de Proximité chez les buralistes (voir 13, 11, 6 août et 28 juillet).

•• Mis en service le 9 mars dernier en Haute-Saône, le paiement des impôts chez son buraliste semble plaire aux contribuables. « Ça fonctionne bien », constate un buraliste à Vesoul, « même si le service a eu un peu de mal à se mettre en place, les gens apprécient aussi les horaires d’ouverture des bureaux de tabac qui sont assez larges ».

« On a beaucoup de personnes âgées qui sont réticentes au prélèvement automatique ou bien qui n’ont pas d’ordinateur ni Internet et qui apprécient particulièrement le service », détaille le buraliste, « on a également des familles qui règlent les frais de cantine de leurs enfants ».

« Chaque transaction nous rapporte 1,50 euro, donc c’est sûr que c’est un petit plus qui n’est pas négligeable » conclut-il (L’Est Républicain).

•• « L’amplitude horaire » est l’argument principal mis en avant par Alain Lagarde, président des buralistes de Charente et administrateur de la Confédération. Au 13 août, ils sont ainsi 47 établissements charentais sur 185 à être agréés par la Direction départementale des Finances publiques.

« L’idée est de le généraliser au territoire (charentais). Je vais tout faire pour que ça aille le plus vite possible » s’engage le patron du bar-tabac de Champniers, tout près d’Angoulême. Ce qu’il attend de « ce gros virage » ? « Changer l’image du buraliste », en train de devenir « commerçant d’utilité locale, en campagne, dans les quartiers ou les centres-villes ».

Si le commerçant perçoit un commissionnement « modeste » versé par l’État, « l’idée c’est surtout de faire venir les gens pour créer du flux et développer nos services » (La Charente Libre).

•• « Depuis deux semaines, nous avons deux clients par jour qui viennent régler leurs amendes via le paiement de proximité », constate un buraliste à Gémenos (près d’Aubagne, Bouches-du-Rhône).

La DRFIP des Bouches-du-Rhône rappelle : « tout n’est pas nouveau dans ce dispositif, les buralistes encaissaient déjà auparavant les timbres fiscaux et les amendes forfaitaires » (France Bleu).