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29 Jan 2021 | Profession
 

Le marché des points de paiement en espèces, de proximité, est en plein développement. La preuve. Brink’s France, connu par ailleurs pour ses activités de transporteur de fonds, vient de lancer une nouvelle solution de paiement : « Point Cash Service » révèle Le Parisien du 26 janvier.

•• Comment cela marche ? 

Au moment de finaliser un achat sur Internet, le client sélectionne « Point Cash Service » comme moyen de paiement, plutôt que PayPal ou par carte bancaire par exemple. Ensuite, il suffit de se rendre dans l’un des 1 600 buralistes partenaires pour finaliser la transaction, annonce toujours l’article.

« Vous recevez un code-barres par mail, il suffit de le présenter avec votre carte d’identité au buraliste, vous payez en espèces ce que vous devez, et votre achat est réalisé ! » y explique Patrick Lagarde, PDG de Brink’s Bank (voir 17 septembre 2019 et 26 juillet 2015).

•• Pour l’instant seule la compagnie Corsica Linea a mis en place la solution sur son site. Mais, Brink’s s’attache surtout à créer un réseau le plus « large possible » pour couvrir l’ensemble du territoire.

« Il faut qu’un point de contact soit à quelques centaines de mètres seulement, cela nécessite un maillage très précis », souligne le PDG, « la possibilité de payer en espèce doit être un facteur d’inclusion sociale, pas d’exclusion. »

•• Ensuite Brinks ira tenter de séduire les plateformes d’e-commerce, pour que certaines utilisent le « Point Cash Service » dans les prochains mois. « Nous pouvons leur permettre d’attirer des personnes qui ont peur d’acheter sur Internet, ou attachées aux liquidités » reprend Patrick Lagarde.

•• Mais quid de la sécurité ? Le PDG met, d’abord, en avant la certification délivrée par l’Autorité de Contrôle prudentiel et de Résolution  (ACPR). « Nous nous sommes pliés à toutes leurs recommandations. Je rappelle que le paiement en espèce est plafonné à 1 000 euros, cela s’appliquera à notre solution. Nous avons aussi un processus d’authentification sécurisé. »

Au moment de son premier achat, le consommateur est, en effet, contraint d’envoyer un selfie et une photo de sa carte d’identité à la Brinks. Derrière, un système d’intelligence artificielle s’assurera de l’identité de l’acheteur. S’il est « validé », il sera intégré dans une base de données de l’entreprise qui sera ainsi capable de dire qui tient les billets.

•• « 10 % de la population n’a pas de carte bancaire, 56 % des Français ont peur de subir une fraude après un paiement sur Internet. Nous offrons une alternative, nous pensons qu’il existe un vrai marché » estime encore Patrick Lagarde.