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14 Mar 2018 | Profession
 

Lancé depuis l’annonce surprise de la démission de Xavier Hürstel (voir Lmdt du 21 septembre 2017), le processus de désignation du nouveau patron du PMU est peut-être entré dans sa dernière ligne droite. Avec, à l’arrivée, un possible duo, annonce Les Échos (édition du 13 mars).

Selon des sources concordantes, les responsabilités de président du conseil pourraient être confiées à l’ex président du directoire de Canal+, Bertrand Meheut, dont le nom circulait déjà mais au titre de PDG.

En parallèle, la direction générale incomberait à l’actuel PDG par intérim, Alain Resplandy-Bernard. Ce dernier assume statutairement l’intérim depuis le départ effectif de l’ancien PDG, début novembre, et, dit-on, « tient très bien la boutique ».

Dans l’hypothèse où Alain Resplandy-Bernard accepterait un partage et renoncerait de facto à un rôle plein de PDG, ce tandem permettrait, sur le papier, d’assurer une continuité dans le pilotage du groupe, tout en lui apportant un regard neuf, alors que les pouvoirs publics semblent désireux d’une réforme de la filière hippique (voir Lmdt du 1er août 2017) et des jeux (voir Lmdt des 4 et 27 février 2018).

Ce scénario, que d’aucuns qualifient de « sérieux » ou d’« hypothèse plausible », impliquerait une simple modification de la gouvernance du PMU, un groupement d’intérêt économique, détenu par les sociétés mères des sociétés de courses, France Galop et LeTrot. Celle-ci interviendrait dans le cadre d’une assemblée générale extraordinaire.

À ce stade, l’agenda institutionnel du PMU prévoit sa traditionnelle assemblée générale, le 12 avril, sachant que l’intérim doit statutairement prendre fin en mai.

Par ailleurs, ce scénario implique aussi une validation de la part des pouvoirs publics. « La dissociation des fonctions est une hypothèse sérieuse », indique, à ce stade, une source gouvernementale.