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31 Déc 2020 | Profession
 

Quasi-arrêt une bonne partie du printemps ; croissance retrouvée à l’été ; nouveau coup dur avec le deuxième confinement : 2020 aura été une course d’obstacles pour le PMU, résume un article des Échos. 

Son exercice 2020 se clôture avec un volume d’enjeux pour les paris hippiques, en France, en baisse de 1,3 milliard d’euros par rapport à son niveau de 2019 –  à 6,4 milliards d’euros – ramenant le total des mises à celui de … 2002.

•• Ce décrochage pèse sur le montant global de ses recettes qui s’élève ainsi à 8,3 milliards, contre 9,6 milliards l’an dernier : en incluant la prise de paris hippiques à l’international (1 milliard environ), et sur Internet les paris sportifs (258 millions) et le poker (674 millions).

•• Le profit du PMU, qui sert à financer la filière hippique, a fondu à 640 millions, contre 760 millions l’an dernier et une prévision de 770 millions en début d’année.

Le résultat net ramène le groupe de paris hippiques quasiment quatorze ans en arrière (653 millions en 2006) mais la catastrophe industrielle redoutée en avril avec une perspective de résultat plongeant à 450 millions en avril a été évitée. « L’année est sauvée, la filière est sauvée. Le soulagement est général », commente le directeur général du PMU, Cyril Linette.

•• Ce sauvetage tient à la reprise à huis clos des courses hippiques en France dès le 11 mai, mais aussi à une maîtrise drastique des charges, dont le recours au chômage partiel encore effectif en décembre, poursuit Les Échos ( voir les 29 septembre, 30 août et 1er juillet ). 

•• Par ailleurs, le succès de la prise de paris hippiques sur Internet a, pour partie, compensé la fermeture de points de vente. Pour la première fois, le montant des enjeux en ligne a dépassé le milliard sur un an, à comparer à 811 millions en 2019.

Sa croissance, qui était de 8 % au début de l’année, a approché 30 % en cumul courant décembre. Le PMU, qui a enregistré des pointes à 60 % – voire 80 %, depuis le deuxième confinement – a élargi sa base de clients en attendant ses prochaines initiatives.

•• Une nouvelle application sera lancée en avril 2021, et deux paris spécifiques au canal numérique sont en préparation.

Le premier, prévu en mai, sera destiné au grand public sous la forme de « la question du jour », un projet évoqué depuis quelque temps ; le second, programmé pour fin 2021, s’adressera plutôt aux turfistes experts avec la possibilité de parier sur plusieurs courses.

Si l’opérateur « met en place une verticale e-commerce avec une équipe dédiée à 100 % », son directeur général assure que « la défense du réseau » du PMU est son autre priorité de l’année qui vient.

Le PMU, qui avait engagé 15 millions en mai afin d’augmenter ses commissions aux buralistes dans le cadre de sa relance commerciale, vient d’ailleurs de débloquer 8 millions supplémentaires en soutien à ses distributeurs affectés par les confinements. « Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre 15 % de notre réseau », souligne Cyril Linette et de souligner que, sur les 13 200 points de vente du PMU, 1 500 sont en grande difficulté (voir 13 décembre).

•• Pour autant, ce dernier se montre confiant, eu égard à la croissance retrouvée du PMU hors effet confinement. Son budget 2021 est établi avec une prévision de résultat net de 775 millions. « Une fois que nous serons sortis du Covid-19, le PMU sera sur une tendance à plus de 800 millions », assure son directeur général.