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6 Mai 2019 | Profession
 

Alors qu’il semblait sur le point d’être lancé à l’automne dernier, le projet de mutualisation renforcée des sociétés mères des sociétés de courses, France Galop et LeTrot, est à l’arrêt, annonce Les Échos (édition 3 mai), dans un article dont nous reprenons l’essentiel. 

Ce projet devait se concrétiser par le biais d’un regroupement de fonctions au sein du PMU que les deux sociétés de coursées co-détiennent dans le cadre d’une structure de GIE (Groupement d’Intérêt économique).

•• « Ce sujet n’est pas à l’ordre du jour », commente-t-on chez France Galop. « On est en panne » constate, de son côté, un administrateur de l’une des sociétés de courses.

Le projet visait à générer des économies au sein d’une filière hippique extrêmement fragile sur le plan financier. Il aurait achoppé, de l’aveu général, sur la question sensible de l’éventuel changement de statut du PMU (voir Lmdt du 8 novembre 2018).

•• Le président de France Galop, Édouard de Rothschild, est favorable à la transformation de GIE en société anonyme. Mais cette question divise au sein même de la société de course.

Son homologue de LeTrot, Dominique de Bellaigue, en phase avec ses troupes, freine, lui, des quatre fers, redoutant une perte de contrôle à terme du PMU. « Nous regrettons que notre proposition d’un GIE élargi n’ait pas été retenue », déclare-t-on à LeTrot.

•• Ce changement juridique, que les pouvoirs publics appellent aussi de leurs vœux, faciliterait pourtant le recours à l’endettement du PMU, France Galop et LeTrot n’étant plus en mesure de financer son développement (alors que l’activité n’est encore pas à la hauteur de la relance qui vient d’être initiée, ndlr / voir Lmdt du 11 février 2019).

•• Le projet de réorganisation consistait à regrouper au sein du PMU les fonctions support des sociétés mères, dont le marketing et le pilotage des courses et des paris.

France Galop et LeTrot devaient être recentrés sur leur rôle technique pour le pilotage de leur filière respective : établissement du calendrier, accompagnement des éleveurs …

•• Faute d’avancer sur ce projet initial, Édouard de Rothschild a formulé une proposition alternative. Elle consiste dans le regroupement, dans un même immeuble, de l’ensemble des acteurs, y compris la Fédération nationale des Courses hippiques (FNCH), qui réunit les sociétés mères, les sociétés de courses de province et les fédérations régionales. Le président de LeTrot « n’est pas chaud », alors que son conseil d’administration a voté en faveur d’une étude.

Une maison commune des courses pourrait donc être un premier pas vers d’autres formes de mutualisation. Mais la séquence politique qui se profile à la fin de l’année avec l’élection des présidents de France Galop et de LeTrot – ce dernier ne se représentant pas – pourrait geler toute décision.