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27 Nov 2018 | Profession
 

Selon Les Échos, la loi Pacte – qui prévoit entre autres la privatisation de la Française des Jeux (voir Lmdt du 4 octobre) – pourrait servir de véhicule législatif afin d’engager le processus de conversion en société anonyme du PMU, groupement d’intérêt économique (GIE) détenu actuellement par les sociétés mères des sociétés de courses, France Galop et LeTrot.

Un amendement au texte serait soumis au vote des parlementaires dans le cadre de sa première lecture au Sénat, ou lors de son retour à l’Assemblée nationale.

•• Le Gouvernement semble désormais en agréer clairement le principe, pour lequel ont notamment plaidé la Cour des comptes et, très récemment, l’ex-ministre Jean Arthuis dans un rapport sur la filière hippique (voir Lmdt des 8 et 9 novembre).

Du côté du ministère de l’Agriculture, qui partage avec le Budget la tutelle du GIE, on considère en effet que « parmi les pistes d’évolution envisagées, celle de la transformation du PMU en société anonyme répondrait aux exigences de gouvernance et de transparence financière d’une entreprise qui compte plusieurs milliers de salariés et collecte entre 9 et 10 milliards d’enjeux chaque année ».

•• Selon une autre source gouvernementale, « le changement de statut du PMU est un serpent de mer et comme tout serpent de mer il finit par sortir la tête de l’eau. Mais là, c’est le bon moment. Il permettrait d’optimiser la filière, de mieux la faire vivre ».

Quant à l’éventualité d’une entrée au capital de l’État, elle ne paraît pas d’actualité. « Dans la mesure où le nouveau dispositif de la filière fonctionne, l’État n’a pas forcément besoin d’être au capital », observe une source gouvernementale. Jean Arthuis plaide, lui, pour une prise de participation majoritaire, en contrepartie du monopole.

De même, les pouvoirs publics ne sont pas partants pour un éventuel allégement de la fiscalité sur le pari hippique que réclame la filière afin de l’accompagner dans son redressement. Au gouvernement, on parle bien davantage de la nouvelle régulation du secteur des jeux qui doit être mise en place en parallèle à la privatisation de la Française des Jeux (voir Lmdt du 17 septembre).