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8 Nov 2018 | Profession
 

Un rapport de l’eurodéputé Jean Arthuis, remis mercredi 7 novembre, préconise de transformer le PMU en société anonyme où l’État resterait majoritaire, afin d’améliorer le fonctionnement et le financement de la filière équine, en souffrance et en perte de parieurs.

Intitulé « Filière équine : vision et propositions pour un nouveau souffle, le pari de reconquérir le grand public », le rapport a été rédigé dans le cadre d’une mission confiée en avril dernier par le Premier ministre (voir Lmdt du 27 avril).

Jean Arthuis tire la sonnette d’alarme sur une filière équine « en souffrance», alors que sa principale source de revenus, les paris hippiques, subit « une érosion continue des mises» et est confrontée à une « population de turfistes vieillissante ».

•• Les courses hippiques concentrent la majorité des flux financiers (90 %) de la filière équine, pour seulement 18 % des chevaux. Le PMU, qui commercialise les paris sur les courses de chevaux, a un statut de Groupement d’intérêt économique (GIE) et est constitué d’une soixantaine de sociétés de courses dont France Galop.

Pour M. Arthuis, ancien ministre de l’Économie et des Finances de 1995 à 1997, la stratégie du PMU de « se lancer dans une multiplication des jeux » pour conquérir de nouveaux clients « a brouillé le message adressé aux parieurs », et l’ouverture à la concurrence du jeu sur internet ne lui a pas non plus « permis de trouver un relais de croissance par le pari hippique en ligne ».

•• Il préconise « une impérative réforme du fonctionnement de l’organisation du PMU », via « l’abandon du modèle du GIE et la transformation en société anonyme », un statut qui « pourra lui permettre d’accéder plus facilement aux financements nécessaires à sa modernisation et à son développement ».

L’eurodéputé souligne que « que le droit exclusif d’organiser les paris hors hippodrome et en ligne, serait cédé au PMU pour une durée déterminée, en contrepartie de la prise de participation majoritaire de l’État dans le capital de ce dernier».

•• Il estime également que le PMU « clarifierait son image en se recentrant sur son cœur de métier hippique » et en « abandonnant sans plus tarder ses activités de pari sportif et de poker en ligne ».

En juin dernier, la cour des Comptes avait également estimé qu’une « évolution du statut » du PMU « pourrait être envisagée, pour l’adapter à la nature commerciale de son activité » (voir Lmdt du 19 juin).

Voir aussi Lmdt des 30 octobre et 28 septembre.