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11 Jan 2017 | Profession
 

Le PMU a annoncé, ce mardi 10 janvier, une hausse de 1,3 % de son activité en 2016, conforme à ses objectifs, au cours d’une année marquée par un contexte compliqué.

• Le produit brut des jeux (PBJ, différence entre les mises des joueurs et leurs gains, ndlr) de l’opérateur s’est établi à 2,44 milliards d’euros l’an dernier, en hausse de 1,3 %, un résultat « en ligne avec les engagements budgétaires », indique le PMU dans un communiqué, repris par l’AFP. « L’activité du PMU a particulièrement bien résisté au cours d’une année 2016 marquée par un contexte global très difficile », commente l’opérateur des paris historiques (voir Lmdt des 5 octobre, 15 juin et 13 janvier 2016).

 « Le réseau France a pâti de la conjoncture socio-économique toujours délicate », selon le PMU qui cite également les conséquences de la séparation des paris hippiques sur internet et dans les points de vente traditionnels (voir Lmdt du 27 mars 2016).

L’activité hippique en ligne « a subi la séparation des masses d’enjeux imposée au PMU », ce qui « a eu un impact négatif de l’ordre de 120 millions d’euros », souligne le communiqué. Le PMU a mis en œuvre fin 2015 la séparation des masses d’enjeux – une mesure réclamée par les concurrents du PMU – afin de distinguer les paris enregistrés sur internet et ceux réalisés chez les titulaires. Cela signifie que les cotes et les gains diffèrent désormais, selon le canal par lequel les paris ont été passés.

 Dans le détail des résultats, le PBJ de l’activité hippique a augmenté de 1,2 % à 2,39 milliards d’euros. 

Les enjeux en France ont chuté de 4 % à 7,85 milliards d’euros par rapport à l’année précédente, tandis que les enjeux internationaux ont bondi de 29 %, à 1,04 milliard d’euros, franchissant ainsi « le cap du milliard d’euros d’enjeux ».

L’activité internationale « confirme le rayonnement mondial de la filière hippique française et son rôle de relais de croissance pour les années à venir », souligne le communiqué.

 Parmi les autres activités, le poker a progressé, avec un PBJ en hausse de 4,9 % à 15 millions d’euros. Les paris sportifs ont quant à eux grimpé de 1,9 % à 44 millions d’euros, au cours d’une année marquée par l’euro de football.

 « Ces résultats, combinés à une maîtrise des charges et une stricte gestion de l’entreprise, devraient permettre de délivrer un résultat net au profit de la filière hippique française, proche de l’engagement pris au budget », indique le PMU.

Concernant ses perspectives, l’opérateur hippique compte sur « une accélération stratégique », avec la transformation du réseau de points de vente ou le développement international, pour un « retour à une croissance durable » de son activité.