Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
31 Mai 2021 | Profession
 

Selon les derniers chiffres de prévalence tabagique publiés aujourd’hui par Santé Publique France, l’année 2020 est marquée par une stagnation du nombre de fumeurs (voir 26 mai).

Philip Morris France, acteur historique du tabac, partage de nouveau, à cette occasion, sa vision et son ambition d’arrêter la commercialisation de la cigarette à un horizon de 10 à 15 ans dans certains pays lorsque cela est possible, à l’instar de ce que l’on peut observer aujourd’hui au Japon.

C’est ainsi que débute un communiqué publié par Philip Morris France que nous reproduisons.

« Les chiffres publiés par Santé Publique France montrent que la prévalence tabagique se maintient à un niveau très élevé en France, ce qui questionne une nouvelle fois l’efficacité des politiques de lutte contre le tabagisme et des publics auxquels elles s’adressent.

Alors qu’encore un adulte sur 4 fume en France, et que les approches actuelles ne fonctionnent manifestement pas sur toutes les catégories socio-économiques de populations, qu’attendons-nous dans notre pays pour intégrer l’approche de réduction des risques dans la lutte contre le tabagisme, sachant qu’il existe aujourd’hui des alternatives moins nocives que la cigarette qui permettraient d’accélérer la baisse de la prévalence ?

Car ne nous y trompons pas : ce qui est en jeu, c’est une possibilité supplémentaire majeure pour les fumeurs de passer de la cigarette à des produits à risques réduits » souligne Jeanne Pollés, Présidente de Philip Morris France SAS.

•• Une politique de santé publique qui n’empêche pas de nombreux fumeurs de continuer à fumer des cigarettes

Personne ne devrait commencer à fumer, et tout fumeur devrait s’inscrire dans une démarche de sevrage. Autrement dit, la prévention et la cessation sont les piliers prioritaires des politiques de santé publiques. Cependant, les raisons qui conduisent les gens à arrêter ou à continuer de fumer sont multiples.

Les réponses à apporter doivent donc être plurielles. Dans cette perspective, l’introduction d’une approche complémentaire basée sur la réduction des risques permettrait d’apporter une solution à la très grande majorité des fumeurs qui continuent de fumer. 

•• La réduction des risques : une voie complémentaire des politiques de prévention et de cessation

La réduction des risques prend ancrage dans une approche marquée de pragmatisme face à l’addiction, en encourageant l’usager à adopter, autant que possible, des comportements moins nocifs pour sa santé. La réduction des risques consiste ainsi à réduire les conséquences néfastes d’une conduite à risque. Elle concerne tous les usages, qu’ils soient dans une démarche expérimentale, récréative, ponctuelle, excessive ou de dépendance.

Cette approche trouve aujourd’hui un champ d’application particulièrement pertinent en matière de tabagisme du fait du développement d’alternatives telles que la cigarette électronique ou le tabac à chauffer dont la nocivité réduite est scientifiquement démontrée.

•• La réduction des risques appliquée au tabac :  une réalité efficace à l’étranger mais qui reste à l’état de concept en France

Si elles ne sont pas sans risques, les alternatives moins nocives ont déjà permis à de nombreux fumeurs d’arrêter la cigarette.

Au Japon ou au Royaume-Uni par exemple, où elles ont été intégrées aux politiques de santé publique en complément des mesures déjà en vigueur, ces alternatives, qu’il s’agisse de tabac à chauffer ou de cigarette électronique, ont contribué à faire baisser la consommation de cigarettes de manière significative.

Il est intéressant de faire le parallèle entre la France et le Royaume-Uni, lequel a intégré une politique de réduction des risques à son arsenal de lutte contre le tabagisme. 30 ans après, les chiffres parlent d’eux-mêmes : à taux de prévalence tabagique équivalents en 2000 (env. 30 %), les deux pays sont à 10 points d’écart vingt ans plus tard (RU : 14,1 % ; FR : 25 %).

L’approche basée sur la réduction des risques démontre donc son efficacité, comme le souligne le dernier rapport publié par l’autorité de santé britannique Public Health England sur le vapotage, intitulé « Vaping in England : an evidence update including vaping for smoking cessation »1.

•• Les limites des politiques publiques de lutte contre le tabagisme sur les catégories de population aux revenus les moins élevés

Santé Publique France souligne une augmentation du tabagisme parmi les populations aux revenus les moins élevés, soit 33,3% de fumeurs quotidiens en 2020 contre 29,8% en 2019, avec un écart de 12 points de prévalence entre les plus bas et les plus hauts revenus au détriment des plus bas, et un écart de 17 points entre les personnes au chômage et les actifs occupés au détriment des premiers2.

Ces résultats confirment qu’une politique de santé publique basée sur les augmentations de taxes ne résout pas la question de la prévalence tabagique globale dans notre pays, ce malgré deux fortes hausses de taxes sur l’année 2020, voire cette politique détériore la situation pour les fumeurs au pouvoir d’achat le plus limité.

•• Combustion, nicotine : rappel de fondamentaux sur le risque tabagique

Le risque zéro dans la consommation de tabac n’existe pas. Rappel de quelques fondamentaux scientifiques :

• «  Combustion » : lorsqu’une cigarette est allumée, le tabac est brûlé à une température pouvant atteindre 900°C. C’est ce qu’on appelle la « combustion ». C’est le processus de combustion du tabac qui entraine la production de la majeure partie des substances chimiques nocives présentes dans la fumée de cigarette. Plus la température du tabac augmente, plus le taux de substances chimiques nocives libérées est élevé.

En éliminant ce processus de combustion, comme c’est le cas avec les alternatives sans fumée telles que la cigarette électronique ou le tabac à chauffé, il est donc possible de réduire de manière significative les taux de substances chimiques nocives générés en comparaison avec ceux présent dans la fumée de cigarette.

• «  Nicotine » : la nicotine est naturellement présente dans le tabac. La nicotine est addictive et n’est pas sans risque, mais elle n’est pas la cause principale des maladies liées au tabagisme. Ce sont les autres substances chimiques présentes dans la fumée qui en sont responsables. Pour autant, les mineurs ne doivent pas utiliser, ni avoir accès à des produits à base de tabac ou de nicotine. Leur consommation est également déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes.