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29 Sep 2017 | Profession
 

« Ils fument du cannabis … ». 

Commentaire laconique, hier soir, de l’un des fins connaisseurs appartenant au cercle très fermé de celles et ceux qui entendent vraiment quelque chose à la fiscalité du tabac.

« Ils fument du cannabis », vraiment ? En fait, c’est une véritable machine infernale contre la filière tabac qui est mise en place avec cet article 12 du PLFSS dont nous vous livrons la teneur en exclusivité ce matin (voir Lmdt de ce jour).

Contre les buralistes, les petits comme les gros. À cause du développement sans précédent du marché parallèle que l’on peut en prévoir. Conséquence : la disparition de points de vente.

Contre les fabricants, les petits comme les gros. À cause d’un mécanisme fiscal qui rabote inéluctablement leurs marges. Conséquence : une guerre des prix.

Quant aux bénéfices en termes de santé publique : c’est à voir.

Par exemple, dans les premiers calculs qui circulent, il ressort qu’avec cet article 12 – dans l’hypothèse où les fabricants voudraient préserver le niveau actuel de leurs revenus PHTR (prix hors taxes et remise) – on verrait des prix évoluant de la façon suivante.

Dès le 1er mars 2018 :
• un paquet de cigarettes, à 7 euros, passerait à 8,35 euros
• un paquet de 30 grammes de tabac à rouler à 8,50 euros, monterait à 10,80 euros
• une boite de 20 cigarillos, à 7,20 euros, augmenterait à 9,05 euros
• une blague de 40 grammes de tabac à pipe, à 9 euros, se hisserait jusqu’ à 11,10 euros.

Juste pour se rendre compte.