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18 Oct 2017 | Pression normative
 

Les députés ont voté, hier soir, une modulation de la « taxe soda » en fonction du taux de sucre, pour mieux lutter contre l’obésité, lors de l’examen en commission du projet de budget de la Sécurité sociale (voir Lmdt des 12 et 17 octobre).

•• La commission des Affaires sociales a adopté un amendement en ce sens au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, présenté par le rapporteur général Olivier Véran (LREM, ex-PS), rapporte l’AFP.

L’ensemble des boissons contenant une quantité – même minime – de sucres ajoutés sont taxées depuis 2013.

•• « L’objectif n’est pas d’avoir de l’argent en plus, mais d’avoir un dispositif plus intelligent » et d’« inciter les industriels à réduire le taux de sucre », a exposé M. Véran, médecin de profession déjà engagé sous le précédent quinquennat sur ces questions.

Ainsi les boissons ne seront plus taxées en dessous de 5 grammes de sucres pour 100 ml, taxées au même niveau qu’aujourd’hui à partir de 5 grammes, deux fois plus qu’aujourd’hui au-dessus de 8 grammes et trois plus au-dessus de 10 grammes.

•• « Ne va-t-on pas trop vite et trop loin ? », a questionné Jean-Pierre Door (LR). Le rapporteur a indiqué qu’il travaillait sur un « lissage » des seuils pour la séance dans l’hémicycle la semaine prochaine.

Le groupe LR a rappelé que la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait émis lors de son audition, des réserves sur le dispositif, préférant « l’éducation à la santé » plutôt que de « taxer les personnes les plus pauvres », plus consommatrices de boissons sucrées.

Mais la mesure a été adoptée de façon plutôt consensuelle, divers députés, dont des MoDem et des Insoumis, portant des amendements ayant la même visée.