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9 Jan 2019 | Profession
 

Un mois après l’Acte IV du mouvement des Gilets jaunes, qui avait dégénéré à Toulouse, les commerces saccagés par les casseurs s’en relèvent très difficilement, selon La Dépêche du Midi.

Les stigmates de ce samedi 8 décembre sont encore visibles dans les rues et sur les devantures de l’avenue Étienne-Billières et de la place de la Patte d’Oie, à Toulouse.

Beaucoup n’ont pas enlevé les panneaux de contre-plaqué mis en place pour protéger les vitrines.

•• Le tabac-presse de la place de la Patte d’Oie avait été victime d’un pillage en règle (voir Lmdt du 9 décembre 2018). Son patron était à l’intérieur des locaux quand une horde de casseurs avait arraché sa grille métallique et était entrée dans le local.

« Depuis, je vis chaque week-end dans la crainte que ça se reproduise. Chaque samedi de manifestation, je regarde sur les sites d’information en direct où se trouvent les manifestants, et en fonction, je ferme ou pas. Certains samedis, il a fallu fermer plus tôt, à 16 heures ou 17 heures. C’était trop risqué ».

•• « Janvier et février, ça devrait être la saison des dépôts de bilan des commerces du centre-ville », conclut le buraliste.

« Ça va en faire réfléchir certains. Je n’ai rien contre les Gilets jaunes, mais à l’avenir, je leur conseillerais de commencer leurs manifestations plus tôt, afin que tout soit terminé avant la tombée de la nuit, et que les casseurs ne puissent pas profiter de l’obscurité pour agir… ».