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4 Nov 2017 | Profession
 

•• Première grande interview du nouveau président de la Confédération. Et c’est dans Sud-Ouest, ce samedi 4 novembre (toutes éditions). Extraits :

Sud-Ouest : Comment la profession accueille-t-elle l’annonce de la hausse de 1 euro sur le paquet de cigarettes au 1er mars 2018 ?

Philippe Coy : « Au-delà de l’euro supplémentaire, ce qui passe mal, c’est l’objectif annoncé par le Premier ministre d’arriver à 10 euros le paquet à l’horizon 2020. La situation pour nous, buralistes, est inquiétante.

« Cette programmation fiscale va déstabiliser notre réseau et remettre en question l’offre commerciale que nous représentons partout sur le territoire. Car nous sommes aussi diffuseurs de presse, parfois stations-service, etc.

« Or, il n’échappe à personne que la France n’est pas une île. Nos voisins sont l’Allemagne, l’Espagne, le Luxembourg, la Belgique, où le produit tabac est entre 20 et 50 % moins cher.

S. O. : Cette hausse est invoquée comme une mesure de santé publique. Vous lui opposez donc l’harmonisation européenne ?

Ph. C. : « Avoir une volonté agressive en termes de santé publique, c’est bien et on ne peut qu’y être favorable. À condition que les règles du marché européen soient les mêmes pour tous. Je n’appelle pas de mes vœux l’harmonisation qui est utopique.

« Mais l’Europe doit au moins veiller à réduire les écarts entre états-membres. Et faire en sorte que le tabac ne puisse pas circuler librement d’un pays à l’autre, car ce serait mettre à mal toute efficacité face à la réduction du tabagisme.

S. O. : Envisagez-vous une riposte ?

Ph. C. : « On verra mais le calendrier que nous impose le Gouvernement n’est pas adapté à la transformation entrepreneuriale que nous souhaitons engager. La situation n’est pas une fatalité et ce réseau a de l’énergie.

« C’est pourquoi je demande au Premier ministre un plan Marshall d’accompagnement de nos entreprises. C’est ce que j’ai exposé au ministre de tutelle, Gérald Darmanin (voir Lmdt du 20 octobre).

S. O. : Dans quel contexte venez-vous d’être élu à la présidence nationale de la Confédération des buralistes ?

Ph. C. : « Celui d’un réseau de 25 000 entreprises, porteuses de 100 000 emplois et accueillant chaque jour 10 millions de clients. Ce qui fait de nous le premier commerce de proximité de France, avec un maillage qui va de la métropole au petit village (…) ».

•• Par ailleurs, Philippe Coy a participé à sa première assemblée générale départementale de buralistes, en tant que président national : lundi dernier, le 30 octobre, à Bourges où le président des buralistes du Cher, Jean-Marc Klimek, et son équipe avaient réuni une centaine de personnes (voir photo).

Ce soir, ce sera l’assemblée générale de la chambre syndicale du Lot-et-Garonne (présidée par Jean-Luc Renaud), à Saint-Sylvestre-sur-Lot.

Et ce dimanche 5 novembre, dans l’après-midi, Philippe Coy interviendra au congrès des buralistes du Nord à Saint-Amand-les-Eaux où plus de 300 buralistes sont attendus. Ce congrès se conclura par les « Trophées des buralistes du Nord » où seront mis en avant les meilleures initiatives commerciales et entrepreneuriales de buralistes de la région.