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11 Oct 2018 | Trafic
 

Brigade des stupéfiants, BAC et police municipale … À trois, ils ont mené successivement, à Perpignan, trois opérations en trois jours, contre des revendeurs de cigarettes de contrebande, en fin de semaine dernière, nous apprend l’Indépendant (édition 10 octobre). 

Les pressions de la chambre syndicale des buralistes portent leurs fruits (voir Lmdt des 2 juillet et 8 février).

•• Acte 1. Les surveillances menées les jours précédents avaient, en effet, démontré que les ventes illégales de tabac – s’enchaînant au rythme d’une quinzaine par heure ! – constituaient l’essentiel de l’activité d’une épicerie du quartier populaire de Saint-Martin.

Épaulés par leurs collègues de la BAC et de la brigade canine, les agents des stups sont intervenus, le jeudi 4 octobre, pour arrêter le gérant ainsi que ses deux employés, dont l’un était porteur de 26 paquets de cigarettes. Un impressionnant stock de bouteilles d’alcool provenant d’Espagne a également été saisi.

Les deux employés – travaillant sans déclaration d’embauche, ni titre de séjour pour l’un d’eux – ont reconnu la revente illégale de tabac mais pas le tenancier. Les trois hommes ont été jugés en comparution immédiate : le gérant a écopé de la plus lourde peine, un an ferme.

•• Acte 2. Le surlendemain en fin de matinée, c’était au tour de la BAC de surveiller un homme qui, place Joseph Cassanyes, dont le marché est célèbre, avait installé un étal de vente sauvage de cigarettes … sous les caméras de vidéo-protection de la ville.

L’homme, âgé de 39 ans, a été interpellé et son stock de cigarettes, composé de 88 paquets, saisi ; de même que sa « caisse » d’un montant de 374 euros. Le suspect est convoqué devant le tribunal correctionnel, le 23 octobre.

•• Acte 3. Quelques heures plus tard, le chef de la police municipale constatait, avenue Victor Dalbiez dans le centre, une transaction de tabac entre un piéton et un automobiliste, à proximité d’un snack sous le coup d’un arrêté préfectoral de fermeture administrative pour un trafic similaire.

Une patrouille est alors venue contrôler un jeune homme assis à l’arrière du véhicule repéré.

Non content de s’adonner manifestement à la revente, le mineur de 15 ans a injurié les policiers, crachant dans leur direction. Dans la voiture : pas moins de 190 paquets de cigarettes.

Entendu sous le régime de la garde à vue, le jeune homme a prétendu que son rôle se cantonnait à ravitailler un revendeur de rue, moyennant 100 euros par jour… L’intéressé est convoqué devant le tribunal pour mineurs, le 18 décembre.