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23 Juil 2019 | Profession
 

La startup parisienne Paymount – à l’origine de l’offre SoShop.Club (voir Lmdt du 30 octobre 2017) – vient de finaliser sa première levée de fonds, soit 1,4 million d’euros, auprès de plusieurs investisseurs privés français et internationaux. 

Elle espère compter 20 000 utilisateurs, d’ici à la fin de l’année, et 100 000, un an plus tard. Pour ce faire, Paymount mise … sur les buralistes partenaires, le cashback, son programme de parrainage et le développement de cartes de paiement co-brandées.

•• Née en 2016, la start-up se présente comme une néobanque et propose une carte Mastercard internationale prépayée, couplée à une application mobile, que l’on peut se procurer depuis son site Internet ou auprès des quelque 14 000 buralistes susceptibles d’effectuer cette opération via leurs TPV Strator.

•• Pour se distinguer de la concurrence (une vingtaine de néobanques sur le marché tricolore selon la dernière étude KPMG), SoShop.Club a imaginé deux  « marqueurs de différenciation » : une offre de cashback et un système de parrainage.

 Ainsi, lorsqu’un client réalise un achat avec sa carte SoShop.Club auprès de l’un des 400 sites marchands partenaires, il bénéficie directement d’une remise créditée sur son compte de paiement. Paymount a également noué des partenariats avec des enseignes physiques – comme la Fnac et Darty – des restaurants … et revendique au total plusieurs milliers de partenaires, chez qui les offres peuvent être permanentes ou temporaires.

 À cela s’ajoute un système de parrainage où le parrain, (c’est-à-dire la personne ayant recommandé la néobanque) touche 10 % de la remise dont bénéficie son filleul à chaque fois que ce dernier réalise un achat dans une enseigne partenaire. Pour amorcer ce système – qui vise à favoriser la viralité de l’offre – les buralistes chez qui un compte est ouvert deviennent automatiquement parrains.

•• Reste que Paymount – qui s’appuie sur l’établissement de monnaie électronique britannique Prepaid Financial Services – ne compte aujourd’hui que quelques milliers de clients : 4 000 exactement. Loin de l’objectif des 200 000 clients qu’elle souhaitait initialement atteindre à la fin 2018.

« Nous avons mis beaucoup plus de temps que prévu à réaliser notre levée de fonds et nous manquions de moyens pour faire du marketing », explique Damien Guillaumond, le cofondateur de la Fintech, aux côtés d’Ekaterina Gunko.

•• Cependant, pour atteindre cet objectif, la néobanque entend lancer des cartes de paiement « co-brandées » avec différents grands groupes. « Ce sera un moyen de gagner en notoriété et de toucher directement des pools importants de potentiels utilisateurs » poursuit Damien Guillaumond.

« Cette augmentation de capital va nous permettre de renforcer notre communication auprès du grand public et d’étoffer nos effectifs pour passer d’une dizaine de personnes à 20, d’ici à la fin de l’année ».