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22 Sep 2019 | Profession
 

À Saint-Sauveur (à une dizaine de kilomètres d’Amiens), David Jourdain (à droite), à la tête d’un bar-tabac, fait également office de point-relais pour les colis et de dépôt de pain, tout en servant parfois le repas du midi aux élèves d’un CFA voisin.

Le Courrier Picard (édition 19 septembre) l’a choisi pour illustrer la Transformation des buralistes. Extraits.

•• L’amplitude horaire, c’est le prix à payer pour de nombreux buralistes qui ont vu la fréquentation de leurs établissements baisser au rythme de la hausse du prix du tabac.

La Picardie, juste derrière le Pas-de-Calais et le Nord, est une des régions françaises les plus touchées par la fermeture d’établissements : entre 2013 et 2018, la région picarde a connu la fermeture de 128 bureaux de tabac pour en compter aujourd’hui un total de 871.

Et c’est dans les Hauts-de-France que le pourcentage de fumeurs allant faire leurs achats à l’étranger est le plus élevé (38 % des paquets ne viennent pas d’un buraliste selon la dernière enquête ramasse-paquets ; 50 % des fumeurs passent la frontière pour Santé publique France).

•• « La lutte contre les marchés parallèles ainsi qu’une meilleure harmonisation fiscale font naturellement partie de nos revendications » rappelle Jacques Héry, buraliste à Saint-Quentin et président de la chambre syndicale de l’Aisne. « Mais la baisse du nombre de buralistes s’inscrit dans une problématique plus générale, liée à la désertification, et à la disparition des commerces en milieu rural. »

Et Jacques Héry de défendre la diversification des activités. Une démarche déjà entamée avec, par exemple, l’apparition des comptes Nickel et l’ambitieux Plan de Transformation. « Un bureau de tabac est un commerce d’utilité locale » résume Jacques Héry.