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22 Sep 2019 | Profession
 

« Mon commerce, aujourd’hui, est devenu un simple dépannage. Mais ce qui peut encore faire la différence, c’est le lien social, le contact, l’offre de service diversifiée. Il faut se projeter dans l’avenir, changer de modèle économique si l’on veut continuer d’exister dans un réseau commercial d’utilité locale, très vivant. »

C’est ainsi que Christophe Biani – buraliste à Donchery et président de la chambre syndicale des Ardennes – a introduit l’assemblée générale de ce jeudi 19 septembre, servant de cadre à la signature d’une convention de partenariat avec la CCI du département. Objectif : l’accompagnement des buralistes dans la phase d’audit du dispositif de Transformation (voir Lmdt des 1er septembre, 30 août et 18 juillet).

•• Selon L’Ardennais, le président de la CCI Géraud Spire a voulu rassurer les professionnels : « les buralistes sont un peu comme les fabricants de moteurs diesel. Ils doivent être accompagnés pour apprendre à faire autre chose. Il faut avoir le réflexe de suivre l’évolution, contrairement à Kodak, par exemple, qui n’a pas su s’adapter à la photo numérique. »

•• « Il faut déjà rendre nos commerces plus sexy » a souligné Sophie Lejeune, secrétaire général de la Confédération des buralistes, présente à la réunion. « Je comprends que ce soit difficile d’ouvrir le lundi matin quand tout le monde a fait le plein hors frontière le week-end. Mais il faut désormais répondre aux critères attendus par les jeunes. Revoir toute la coque, pour attirer une nouvelle clientèle. »

•• Dans les Ardennes, la CCI a déjà mené deux audits. L’un pour un établissement à la Ronde Couture, où le gérant a déniché une licence IV pour ouvrir un bar dans son tabac. L’autre à Warcq : pour la création d’un drugstore, avec produits du terroir, caves à cigares et à vin.

« Nous avons un métier formidable » a conclu Sophie Lejeune. « Sentir à 6 heures du matin le premier client qui attend son journal derrière le rideau de fer, ça n’a pas de prix. »