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25 Mar 2019 | Profession
 

Quelques jours après l’assemblée générale des buralistes du Jura du 3 mars, La Voix du Jura avait sorti « une étude », menée à Dole, révélant que 35 % des paquets de cigarettes abandonnés dans la rue provenaient du marché parallèle. Sans en dire plus.

Jean-Noël Berthod, de la chambre syndicale du département et buraliste à Lons-le-Saunier, a nuancé dans Le Progrès du 21 mars : « Je ne sais pas vraiment si une telle étude a été réalisée, il faudrait fouiller les poubelles. Mais je ne crois pas que le trafic soit plus élevé à Dole qu’à Lons-le-Saunier. Le constat est le même partout . »

•• « Il faut une convergence du prix du tabac en Europe », a-t-il dès lors plaidé.

« Si on regarde les chiffres, on fume cinq fois plus au Luxembourg qu’en France. Il y aurait de quoi s’inquiéter ! Nous ne sommes pas insensibles à la santé publique, mais mettre le paquet à 10 euros, comme c’est voulu et annoncé par les autorités, cela posera problème si le dossier reste franco-français. »

•• Malgré cela, les raisons d’espérer en l’avenir du réseau sont bien là, selon Philippe Coy, présent à la réunion.  « Souvent, les bureaux de tabac sont les derniers commerces des villages. Ce sont des lieux de vie et de proximité qui offrent une amplitude horaire bien plus importante que les agences postales. On peut y passer après le travail, récupérer un paquet ou un recommandé, acheter des jeux, des cadeaux de dernière minute. Ces services amènent du monde dans les points de vente ; après, c’est au commerçant de proposer des produits à plus forte valeur ajoutée. »

« En tout cas, on ne s’interdit aucune piste de réflexion. On a besoin de lisibilité et de progrès. La vente des billets de train pourra redonner de la visibilité à nos commerces et pourquoi pas, demain, proposer aussi les cartes grises ? Nos points de proximité sont reconnus par les pouvoirs publics. »