Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
26 Juin 2019 | Profession
 

Le dossier de reprise de la supérette Vival à Saint-Galmier (Loire, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Étienne) a connu une série de rebondissements depuis novembre 2018, date de sa fermeture.

La situation est désormais remise à plat. Le local a été officiellement repris par Gilles Grangier, buraliste dans la ville et président de la Chambre syndicale des buralistes de la Loire.

•• Approché par Jacques Dechandon (représentant d’une association de quartier) et l’Union commerciale, Gilles Grangier n’était pas « chaud » au départ : « je suis installé depuis 21 ans ici, je n’avais plus forcément envie d’investir. Et puis j’ai été incité par Jacques. J’avais dit que s’il ne trouvait personne, j’y allais ».

Le droit au bail a été réglé grâce à une cagnotte mise en place début avril et deux investisseurs privés, le buraliste apportant près de la moitié. Une SAS (Société par action simplifiée) s’est créée entre quatre entités et le bail a été signé début juin, détaille Le Progrès.

•• Son bureau de tabac presse déménagera, en automne, dans les 135 mètres carré de son nouveau local, le temps de ré-agencer l’espace. « L’objectif est de créer un multiservices avec tabac, presse, jeux, relais colis, épicerie et produits de première nécessité. J’espère ajouter d’autres services au fil du temps » explique Gilles Grangier. Son but : « faire revenir les gens au centre-ville de Saint-Galmier. Essayer, à notre échelle, de sauver un village ».

•• Il en profite pour lancer un appel à ses confrères : « notre cœur d’activité, le tabac, l’est de moins en moins, pour diverses raisons. Dans ce type de ville, l’avenir, c’est le commerce multiservices. Il faut s’adapter à son environnement et trouver d’autres vecteurs économiques pour créer une synergie. J’ai fini par saisir l’opportunité de ce local pour me diversifier.

« C’est une prise de risque. Je ne connais pas le métier, et mes équipes (trois salariés) devront être formées par des membres du groupe Casino à gérer ce type de commerce. Mais à travers cet exemple, j’incite la profession à se diversifier et à se transformer ».