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7 Mar 2019 | Profession
 

« C’est hard. Je crois qu’on est encore en train de prendre une belle claque derrière la tête. D’autant plus que cette nouvelle augmentation porte sur tous les produits. »

Derrière le comptoir de son établissement, planté au cœur de Moutiers (Meurthe-et-Moselle), Jean-François est inquiet des conséquences de la dernière hausse des prix du 1er mars (voir Lmdt du 28 février).

Voilà cinq ans que le buraliste a ouvert sa boutique dans son village natal, aux portes de Briey et à une quarantaine de kilomètres du Grand-Duché de Luxembourg … « Avant, je tenais une auto-école … J’aime mon métier. Mais c’est vrai, on a parfois l’impression que l’État veut nous décourager  » confie-t-il au Républicain Lorrain (édition 5 mars).

Cette augmentation, poursuit-il « c’est de l’hypocrisie totale. On nous fait croire que ces augmentations permettent de faire baisser la consommation de tabac, mais ça n’est pas du tout le cas. Ce sont simplement les ventes qui baissent, en France. Les fumeurs, eux, vont chercher leurs cigarettes ailleurs. »

« Il n’y a pas que l’augmentation du prix du tabac qui joue contre nous, il y a aussi celle du carburant. Il y a de plus en plus de gens qui vont faire le plein au Luxembourg et qui en profitent pour faire leur stock de tabac. »

« Je voulais agrandir ici, mais je vais attendre encore un peu. Cela nécessiterait un investissement important et, vu le contexte, je ne vais pas prendre de risque. »