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6 Jan 2019 | Profession
 

À Châlons-en Champagne (Marne), dans la famille Sauvage, le commerce semble inné.

Deux générations de buralistes partagent, dans leurs établissements respectifs, la même recette : large sourire quand on entre dans le magasin, conseils avisés et bonne ambiance assurée.

Alain, le père, a prolongé sa passion du métier dans l’engagement syndical (il est actuellement trésorier national de la Confédération). Saga familiale racontée dans L’Union (édition 5 janvier).

•• C’est tout d’abord Alain et Martine qui lancent la belle histoire en 1989 à Saint-Memmie (limitrophe à Châlons-en Champagne). Alors que Monsieur est en service militaire, Madame trouve une excuse à son travail pour rejoindre son homme outre-Rhin. « Elle s’est fait griller à cause de moi donc je lui ai dit qu’on ouvrirait un commerce ensemble », glisse-t-il, sourire en coin.

Le couple s’installe ensuite en 1995 dans le quartier du Verbeau, à Châlons-en- Champagne, avant d’ouvrir « Le Cubain » dans le centre, place de la République. Un tabac-presse devenue une référence pour les fumeurs, avec notamment « une quinzaine de tabacs à pipe, une cave à cigares ainsi que tous les accessoires », détaille Alain Sauvage.

Fin connaisseur de ses produits, il aiguille la clientèle, glisse quelques recommandations : « ce métier est formidable pour le contact humain. On rencontre toutes les catégories de personnes. On voit les gens grandir et les générations passer dans ce magasin. »

•• À quelques centaines de mètres de là, Geoffrey, le fils, tient également un tabac avec sa femme, Magali.

Ce qui n’était pas son plan de carrière à la base. « Cela fait partie des aléas de la vie », affirme le détenteur d’un diplôme d’ingénieur en maintenance industrielle. « Madame ayant de l’expérience dans la vente », ils ont ouvert leur établissement en novembre 2010. Pour leur plus grand plaisir : « c’est un métier qui n’est pas monotone du tout, qui évolue constamment ».

•• Toute la famille s’accorde sur la place centrale dans la société que doivent toujours tenir leurs établissements. « Il faut que l’on redevienne un lieu de vie, une sorte de drugstore où l’on trouve de tout » assure Geoffrey Sauvage. « Pour cela, on doit anticiper, se diversifier. Nous avons la chance d’avoir 10 millions de consommateurs dans nos boutiques en France », complète le père.