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18 Fév 2020 | Profession
 

Ce dimanche 16 février, les buralistes de l’Allier tenaient leur assemblée générale, en présence de Philippe Coy.

Cette rencontre a été marquée par la signature d’une convention avec l’Association des Maires du département, entre son président Bruno Rojuan et Laurent Mazal, président des buralistes de l’Allier (et administrateur de la Confédération).

RCF Allier a rencontré Laurent Mazal quelques heures avant …

•• Le paquet à dix euros : « L’augmentation des prix n’arrivera pas toujours à augmenter la hausse des recettes de l’État. Et il est clair que la politique de hausse des prix doit cesser parce que nous n’avons plus de visibilité. Et c’est un véritable enjeu économique pour les territoires, si on ne veut pas que les petits commerces d’utilité locale que nous sommes ne se retrouvent fermés ».

•• La sensibilisation des élus locaux : « nous sommes un maillage existant et il est plus facile d’aider un commerce en vie que de chercher à en créer un nouveau. On a un problème dans ce département : le besoin d’étoffer ce maillage territorial. On ne peut pas installer un point de vente tabac n’importe où et n’importe comment parce que nous sommes réglementés. Nous regardons donc au cas par cas. Nous avons des zones blanches et comme la nature a horreur du vide, il y aura forcément du marché parallèle ».

•• Les prochaines échéances : « On a jusqu’en 2021 pour se transformer, la vente de billets Sncf arrive en juillet ainsi que le paiement de certains impôts chez les buralistes … Ce second semestre sonne somme une petite « révolution ».

« Mais la priorité du moment c’est l’augmentation des prix et l’arrivée du paquet à dix euros dès mars est une vraie inquiétude. L’arrêt du menthol en est une autre pour la profession. Nous avons actuellement un tiers du réseau qui pourrait être mis à mal par ces deux mesures. Il y a des plans préfectoraux qui peuvent être mis en place. J’espère qu’on n’aura pas besoin d’y recourir. Vigilance donc. »